Les assistants personnels de poche

Après l’ordinateur et l’internet, les assistants personnels de poche «PDA» s’avèrent d’une grande utilité pour le suivi des malades.

Les applications médicales pertinentes et exploitables sur les assistants personnels de poche «PDA» ou ordinateurs de poche, sont nombreuses et variées, précise le Pr Al Mountacer Chefchaouni, coordinateur de l’enseignement de l’informatique médicale à  la faculté de médecine de Rabat. Parmi les grandes catégories, on a les logiciels de gestion des patients, l’utilitaire pour la dictée vocale pour conserver une observation médicale, les ouvrages médicaux électroniques de référence comme le dictionnaire des médicaments. Par ailleurs, il y a des utilitaires permettant de calculer des scores biomédicaux, voire des assistants à  la codification des actes, ainsi que des logiciels de monitoring et de suivi des malades. Les PDA peuvent être utilisés avec des équipements médicaux comme un électrocardiogramme doté d’une connectique. Ainsi, les connectiques Wifi et Bluetooth disponibles sur les PDA récents permettent l’exploitation des applications médicales installées sur un PC. C’est le cas du logiciel hospitalier «Lara» qui permet aux praticiens d’accéder aux bases de données de leurs patients tout en préservant leur mobilité. De même, il est possible, pour peu que l’équipement réponde à  la norme DICOM, d’accéder aux résultats fournis par les appareils d’imagerie modernes et ce au chevet même du patient.

Le PDA est donc adapté à  la télémédecine de par sa mobilité, un atout majeur qui permet de tirer parti des technologies informatiques tout en s’affranchissant des handicaps des PC, encombrants et dotés d’une autonomie limitée, indique le Dr Saad Chaacho, médecin responsable de l’informatique médicale au Centre hospitalier Ibn Sina. Il ajoute que les médecins ne sont pas les seuls bénéficiaires de cette souplesse, mais également les patients. Ainsi, on assiste à  l’émergence de nombreux périphériques pour PDA à  vocation médicale comme les Holter (suivi de la tension artérielle et de l’activité cardiaque), les oxymètres (suivi des maladies respiratoires chroniques) ou encore les glycomètres numériques (contrôle du diabète), que l’on peut utiliser pour suivre l’état de santé d’un patient particulier à  distance.

Par ailleurs, le système de géolocalisation (GPS), couplé au PDA, permet également de surveiller un patient pouvant présenter un risque d’errance à  cause d’une perte de mémoire, comme c’est le cas pour un malade atteint de la maladie d’Alzheimer, et de déclencher une alerte immédiate. Les possibilités sont infinies et ouvrent la voie à  une approche totalement nouvelle de la pratique médicale dans notre pays.