Les accidents vasculaires cérébraux au Maroc

Les premiers résultats de l’enquête sur les accidents vasculaires cérébraux (AVC), effectuée entre novembre 2008 et mai 2009, auprès de 13 000 ménages et qui a touché plus de 60 000 personnes, dans la région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër et le Grand Casablanca, ont été présentés le 19 juin, lors d’une rencontre scientifique organisée par l’Université Mohammed V Souissi. Le premier résultat, surprenant, sur les 90 000  cas recensés lors des six derniers mois, 50 000 AVC ont été relevés dans le milieu rural contre 40 000 en milieu urbain. Cette étude a confirmé le fait que le risque d’un AVC augmente avec l’âge. Ce sont surtout  les personnes âgées de plus de 60 ans qui sont les plus exposées, surtout si elles souffrent de diabète ou d’hypertension artérielle non-équilibrés et non-suivis. L’autre principal constat de ce travail : le manque de conscience de sa gravité. Une perte passagère de la vue ou de la parole n’est jamais assimilée à un éventuel signe annonciateur d’un AVC, d’autant plus qu’en l’absence d’une prise en charge rapide, qui doit s’effectuer dans les trois premières heures, 20 à 30% des victimes meurent au cours du premier mois après un accident vasculaire cérébral.