L’embolisation, une alternative à  la chirurgie du fibrome utérin

Cet acte vise l’obturation des vaisseaux qui nourrissent le fibrome Il est réalisé en une demi-heure sous anesthésie locale Le taux de complication est faible.

Aujourd’hui, le fibrome utérin, cette tumeur bénigne hormono-dépendante, qui se forme à partir de cellules musculaires de l’utérus, bénéficie d’une thérapeutique très efficace qui remplace la chirurgie, à savoir l’embolisation. Il s’agit d’un acte de radiologie interventionnelle, visant l’obturation des vaisseaux qui nourrissent le fibrome.

Ainsi, l’arrêt circulatoire entraîne la nécrose du fibrome. Cependant, indiquent tous les spécialistes, cette technique ne s’adresse qu’aux fibromes peu volumineux qui ne dépassent pas 4 à 5 centimètres. D’où l’importance du diagnostic précoce de ces fibromes. L’embolisation est réalisée sous anesthésie locale dans une salle de radiologie spécifiquement aménagée à cet effet.

Le geste consiste à introduire un cathéter (petit tuyau) dans l’artère fémorale, au niveau de l’aine, pour le conduire sous contrôle radiologique jusqu’aux artères utérines droite et gauche. Après avoir vérifié la bonne localisation du cathéter, le praticien y injecte des microbilles (de 350 à 900 microns) de polyvinyle, qui vont se diriger vers les vaisseaux entourant le fibrome.

Cette intervention, qui dure trente minutes, doit être réalisée par un radiologue interventionnel très bien formé et expérimenté. Elle présente les avantages suivants : un taux de complication faible, une indisponibilité de courte durée, la possibilité d’une grossesse ultérieure, l’absence de traumatisme psychique, l’absence de cicatrice, un taux de récidive très faible.

Pendant les dix-huit heures qui suivent cette opération, la patiente peut ressentir de la douleur, ce qui nécessite l’utilisation de produits morphiniques et une hospitalisation de 36 heures. De nombreuses études ont été réalisées avec des résultats convergents, notamment des taux de récidive extrêmement faibles. La plus récente, présentée en France par l’Académie nationale de médecine, a abouti à 95% d’excellents résultats.