Grand-messe mondiale de la radiologie à  Marrakech du 5 au 8 juin

L’imagerie médicale moderne permet la détection de lésions infracliniques.
Très utile, certes, mais encore coûteuse, voire inaccessible pour les démunis.

Cesont près de 150 conférenciers passionnés, présentant les plus grandes associations de radiologie au monde qui animeront plus de 400 conférences lors du 25e congrès international de radiologie (CIR) prévu début juin prochain à Marrakech. Parmi ces associations citons le Collège interaméricain de radiologie (CIR), la Société européenne de radiologie (ESR), la Société de radiologie pour l’Asie et l’Océanie (AOSR), la Société de radiologie de l’Amérique du Nord (RSNA), l’Association panarabe des sociétés de radiologie (PAASR) et la Fédération maghrébine de radiologie (FMR). En marge de ces grandes assises se tiendra aussi le 141e congrès de la Société méditerranéenne et africaine d’ultrasonographie (MASU).

Cette grand-messe médicale réunira des spécialités très diverses, telles que la médecine nucléaire, la radio protection, la radiothérapie et l’oncologie. De même des sessions seront organisées pour les techniciens de radiologie. Le Pr Farida Imani, professeur à la Faculté de médecine de Rabat, indique que c’est la première fois qu’un pays musulman et arabe accueillera une manifestation sur la radiologie de cette envergure. C’est le témoignage de la confiance des représentants de la radiologie mondiale en la radiologie marocaine, honorant ainsi le monde arabe et l’Afrique.

Pour ce, ce 25e congrès s’est fixé un double objectif : rendre compte des dernières avancées en matière d’imagerie médicale et explorer les différentes possibilités pour rendre l’imagerie médicale accessible aux couches défavorisées. Pour le Pr Imani, la radiologie est au carrefour de toutes les spécialités aussi bien médicales que chirurgicales. L’imagerie médicale qui utilise en plus des rayons X, l’échographie et l’IRM (imagerie par résonnasse magnétique) intervient dans la détection infraclinique de certaines pathologies et dans le diagnostic, le bilan d’évolution et la surveillance post-thérapeutique de presque toutes les maladies. Actuellement, son rôle devient de plus en plus important dans le traitement, évitant ainsi au patient des actes plus agressifs.

L’imagerie médicale offre la possibilité de n’opérer et de n’enlever que ce qui est malade, même s’il relève de l’infiniment petit. D’autant plus, précise le Pr Imani, les plateaux techniques sont de plus en plus performants, particulièrement ceux disposant de nouveaux appareils de mammographie et d’échographie doppler, de scanner avec multidétecteurs ainsi que d’appareils d’IRM et de salles d’exploration de l’appareil vasculaire de dernière génération, permettent d’obtenir des détails plus fins et donc des renseignements plus précis. Lors de ce 25e congrès, des prix spéciaux seront également décernés aux praticiens, indique la présidente de l’ICR 2008 .