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Pouvoirs

UA : Mohamed Arrouchi souligne la nécessité de la bonne gouvernance et de la reddition des comptes

L’Ambassadeur représentant permanent du Maroc auprès de l’Union africaine s’est arrêté sur le processus de réforme de l’Union et de la gouvernance.

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Lors des travaux de la réunion de la 46è session ordinaire du Comité des représentants permanents (COREP) de l’Union Africaine (UA)  à Addis-Abeba, l’Ambassadeur représentant permanent du Royaume auprès de l’UA, Mohamed Arrouchi, a souligné que les principes de la bonne gouvernance administrative et financière et de la reddition des comptes sont indispensables pour établir une institution efficace et efficiente.

Analysant le projet de budget de l’UA pour l’année 2024, le diplomate marocain a indiqué que la réflexion devrait aller au-delà des chiffres et s’attarder plutôt sur les multiples défis qu’affronte l’Afrique, mettant en garde contre des prévisions budgétaires qui contraignent l’Organisation à “survivre au lieu de servir.”

De même, M. Arrouchi a rappelé “l’équation des obligations et droits pour tous les Etats membres au sein de la Commission”, ajoutant que le processus de réforme départementale de l’UA ne peut se faire au détriment de la sous-représentation des pays les moins représentatifs.

“Ainsi, toutes les propositions de la Commission ne visant pas à remédier au déséquilibre de la représentation ne serait juste et conforme à l’esprit de panafricanisme”, a-t-il insisté.

Par ailleurs, le diplomate marocain s’est arrêté sur le processus de réforme de l’Union et de la gouvernance, mettant en exergue les défaillances systémiques d’impartialité des compétences et de la performance du personnel de la Commission.

A cet égard, il a rappelé la nécessité de la reddition des comptes et des sanctions à entreprendre d’urgence à l’égard des membres du personnel impliqué dans toutes les violations des règles de procédures et de respect des décisions.

Par ailleurs, il a appelé à l’inscription d’un point permanent sur “la gouvernance institutionnelle de l’Union” à l’ordre du jour des organes délibérants, estimant que “la bonne gouvernance administrative et financière au sein de l’Organisation demeure un prérequis indispensable à toute action africaine commune, efficace et efficiente au cœur des intérêts du continent.”