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Pouvoirs

Trois Français sur quatre mécontents, la popularité du président Macron est au plus bas

La popularité du président a reculé à 28 % en mars, un niveau jamais atteint depuis 2019 lors de la crise des gilets jaunes. Deux motions de censure ont été déposées, vendredi, pour tenter de renverser le gouvernement et seront examinées dès lundi à l’Assemblée nationale.

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Cette chute arrive au moment où son gouvernement a dégainé l’article 49-3 de la Constitution pour faire adopter au forceps sa réforme très controversée des retraites, selon le baromètre mensuel de l’institut de sondage « Ifop » publié par le Journal du Dimanche.

Avec 70 % de Français mécontents, la cote de popularité du chef de l’État a chuté de 4 points en un mois, passant ainsi sous la barre symbolique des 30 % de satisfaits, pour se situer désormais derrière sa Première ministre. Depuis sa réélection en mai 2022, la popularité d’Emmanuel Macron a chuté de 13 points.

Pour sa part, la notoriété Élisabeth Borne est restée stable en mars à 29 % de satisfaits mais en fédérant un peu plus de mécontentement à 67 %. Elle se maintient à son plus bas niveau depuis son arrivée à Matignon en mai dernier.

Par ailleurs, 78 % des Français trouveraient injustifié le recours à l’article 49-3 par le gouvernement pour faire passer la réforme des retraites, selon un autre sondage du même institut.

Jeudi, Élisabeth Borne avait engagé la responsabilité de son gouvernement en faisant recours à l’article 49 alinéa 3 de la Constitution pour faire passer le projet de réforme des retraites, quelques heures après que le texte ait reçu le feu vert du Sénat.

La décision du gouvernement a suscité la colère et l’indignation des oppositions qui ont dénoncé un « déni » et un « choc » démocratique de la part de l’exécutif et une « honte » pour la démocratie française.

Deux motions de censure ont été déposées, vendredi, pour tenter de renverser le gouvernement et seront examinées dès lundi à l’Assemblée nationale. Cela alors que l’intersyndicale, réunissant les principaux syndicats du pays, a appelé à une nouvelle journée de grèves et de manifestations pour le jeudi 23 mars, la neuvième depuis le 19 janvier.

Des manifestations dans plusieurs villes, dont Paris, ont éclaté suite à l’annonce du gouvernement et se poursuivent depuis dans certaines localités. Samedi, 169 personnes ont été interpellées en France en marge des manifestations anti-réforme, organisées dans plusieurs villes, dont 122 dans la capitale.