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Portrait. Salaheddine Aboulghali, un pamiste pur jus !

Il fait partie de ces jeunes, qui le sont un peu moins aujourd’hui, ayant rejoint les rangs du PAM dès sa création. Formé en sciences politiques et alliant la théorie à la pratique, il est de toutes les élections, locales et législatives. Le voici partageant les commandes au volant du parti du Tracteur.

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Au terme des décomptes des urnes, lors des élections législatives du 8 septembre 2021, il sortira, une nouvelle fois, gagnant. C’était pour la troisième fois consécutive et dans la même circonscription de Médiouna. C’était plutôt corsé, notamment avec des compétiteurs balaises, mais il avait «la légitimité des bilans» en sa faveur. Lui, c’est Salaheddine Aboulghali. Celui-là même qui vient d’être porté, à l’issue du 5e congrès, à la direction collégiale du PAM. À 51 ans, l’homme en a vu et vécu. Contrairement à certains politiques, il répond au téléphone au bout de la troisième sonnerie. Plutôt rare ! Amateur du contact avec les habitants de sa circonscription, il règle sa montre, nonobstant ses multiples casquettes, de telle sorte à rester à leur écoute.

Plan-séquence…
Entre lui et l’action politique, l’histoire remonte à 2009. Séduit par le discours véhiculé par le Mouvement de tous les démocrates (MTD), qui a «complètement changé (sa) vision sur la chose politique», il décide, à 36 ans, de s’embarquer dans la formation du Tracteur. Un parti, dit-il, où il a fait «toutes (ses) classes». Surtout, explique-t-il, que cette «école» lui allait bien, particulièrement du fait que, comme lui, elle «n’a pas froid aux yeux», notamment, en prenant sur elle de «bousculer les habitudes politiques». La mise sur pied d’une direction collégiale, argue-t-il, en est «une nouvelle démonstration». Un parti qui plus est donne la chance aux jeunes. Et il en est l’un des exemples. Pour preuve, il devient membre du bureau politique dès 2012. Et deux années à peine après avoir été encarté, Aboulghali descend sur l’arène des élections en 2011. Si pour certains il n’était qu’un outsider, et ne reculant guère devant les adversités, Salaheddine entre en challenger. «Pas sur une liste», souligne-t-il, faisant allusion à la liste nationale des jeunes.
Son dévolu jeté sur Médiouna, une bourgade où il a des liens de parenté du côté paternel et où il a labouré le terrain. Un challenge que le diplômé en sciences politiques de l’Université de Massachusetts Lowell à Boston (1999) a pu relever en convainquant les électeurs de cette circonscription. L’opportunité toute donnée pour passer des théories apprises sur les bancs à l’action sur le terrain. Et à l’américaine en quelque sorte. Avec un triptyque tout le temps en tête : «Expliquer, convaincre et agir». Revenir devant les mêmes électeurs, avec un premier bilan et une nouvelle offre politique, quatre ans après, avait tout d’une gageure où il s’est lancé. Rebelote ! Aguerri, il revient à la Chambre des représentants pour un deuxième mandat consécutif en 2016. Ayant fait ses «preuves», deux années après, il remportera la présidence de la commune de Médiouna en sus. Une mission qu’il assume toujours, depuis 2018. Ce membre de la Commission des finances, après avoir passé par celle des Affaires étrangères et de la Défense nationale entre 2011-2016 et dont il était rapporteur, est aussi connu pour être un collectionneur de diplômes dans des domaines proches de ses occupations politiques. Jugez-en : un master en droit et administration publique décroché en 2001, de l’Université de Perpignan (France), doublé d’un autre master en Administration et relations internationales, obtenu à l’Université Mohammed V-Souissi en 2003. À noter, en passant, qu’Aboulghali est membre de la Commission parlementaire mixte Maroc-UE. Féru de débats publics et de communication, ses sorties médiatiques en livrent l’illustration. Il n’est dès lors pas un hasard que la chose politique a une place de choix sur les ondes de Luxe Radio, une station dont il est co-fondateur et président du conseil de surveillance.