Pouvoirs
Sahara : Le FBI perquisitionne le domicile du principal lobbyiste algérien à Washington
Le principal allié de l’Algérie et du Polisario aux États-Unis, John Bolton, fait actuellement l’objet d’une enquête judiciaire. Un coup dur pour le régime algérien et ses protégés.
Le Bureau fédéral d’investigation (FBI) a perquisitionné, ce vendredi 22 août, le domicile de John Bolton, ex-conseiller de Donald Trump à la sécurité nationale lors du premier mandat et, actuellement, l’un des principaux soutiens du pouvoir algérien à Washington.
Des agents du FBI entraient et sortaient tôt ce vendredi de la maison en banlieue de la capitale Washington de cet ancien haut responsable à la Maison-Blanche, rapport l’AFP.
«PERSONNE n’est au-dessus de la loi… Les agents du FBI sont en mission», a déclaré sur X le directeur de la police fédérale, Kash Patel, sans que ce proche allié de Donald Trump ne précise à quelle affaire il faisait référence, note la même source.
Selon le New York Post, qui cite un responsable de l’administration Trump, l’enquête aurait été ordonnée directement par Kash Patel.
De retour à la Maison-Blanche en janvier, Donald Trump avait signé un décret exécutif accusant John Bolton d’avoir révélé «des informations sensibles du temps où il était» à la Maison-Blanche, de 2018 à 2019.
Il avait également privé son ancien conseiller de la protection du Secret Service, l’agence chargée de protéger les hautes personnalités politiques aux États-Unis, et l’avait traité d’«idiot». Il lui avait également coupé tout accès à des données de sécurité et de renseignement.
Ce républicain de 76 ans s’était fait connaître depuis plusieurs années auprès des citoyens marocains pour ses prises de position hostiles au Royaume et son alignement sur les thèses algériennes concernant la question du Sahara.
Après son limogeage par Donald Trump, à la veille de la signature de l’accord tripartite Maroc-USA-Israël du 22 décembre 2020, il avait commencé à prendre position contre les politiques menées par le républicain.
Devenu avocat attitré de l’Algérie et du Polisario auprès des institutions américaines, il fait partie des rares alliés de l’Algérie à Washington. Depuis quelque temps, il ne rate plus une occasion pour critiquer la reconnaissance par les États-Unis de la souveraineté du Maroc sur son Sahara, n’hésitant pas à déformer la réalité et les faits.