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RNI : Un vivier de compétences

Fort d’une pépinière de hauts profils, le Rassemblement national des indépendants aligne diverses personnalités dont le nom pourrait, demain, être associé à la Chefferie de gouvernement. Casting.

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Au-delà des centaines de candidats désignés qui lui permettent de couvrir l’ensemble des circonscriptions électorales aux prochaines législatives, le Rassemblement national des indépendants (RNI) aborde cette échéance décisive, fort d’un vivier de hauts profils, dont la diversité et la densité constituent l’un de ses principaux atouts. Cette richesse n’est évidemment pas le fruit du hasard.

Tout au long de la dernière décennie, Aziz Akhannouch, le président sortant, a fait de l’attraction des compétences l’un des axes structurants de son action, convaincu que la conduite des affaires publiques gagne à s’enrichir de l’expérience du monde de l’entreprise.

Cette stratégie a permis à la formation politique de constituer un vivier atypique dans le paysage partisan, où se côtoient gestionnaires aguerris, cadres issus du secteur privé et élus rompus aux arcanes institutionnels.

On y retrouve ainsi des profils venus de la finance et de la gestion d’entreprise, à l’image de figures ayant fait carrière en banque d’affaires ou à la tête de groupes industriels, avant de mettre leur expertise au service de l’État. On y croise aussi des femmes et des hommes qui ont fait leurs preuves à la tête de ministères stratégiques, conjuguant résultats tangibles et rigueur managériale.

D’autres encore incarnent l’expérience institutionnelle la plus aboutie, forgée au fil de décennies de responsabilités électives et gouvernementales, ou la dimension diplomatique et militante, façonnée par un engagement constant au service des grandes causes nationales.

Le vivier RNI compte enfin des représentants de la diaspora marocaine, dont le parcours atteste de la volonté du parti d’élargir son socle de compétences au-delà des frontières.

Cette diversité de trajectoires, entre gestion publique et gestion des affaires, ancrage territorial et rayonnement international, dessine le portrait d’une formation qui a fait du pragmatisme et de la compétence les maîtres-mots de son action.

À l’heure où le RNI aborde les législatives avec l’ambition de confirmer sa position sur l’échiquier politique national, cette pluralité de profils constitue un argument de poids, susceptible de rassurer quant à la capacité du parti à conduire, une nouvelle fois, les affaires du Royaume.

En cas de victoire du RNI, c’est peut-être parmi ces personnalités que le Souverain pourrait désigner le prochain chef de gouvernement.


Mohamed Chaouki : L’homme de la continuité

Jusqu’à son élection à la présidence du Rassemblement national des indépendants (RNI), en février dernier, son nom demeurait largement méconnu du grand public.

Passé l’effet de surprise, celui qui avait fait son entrée officielle dans l’arène politique en 2021, en accédant au mandat de député de la province de Boulemane, a néanmoins su, au fil des meetings organisés par le parti de la Colombe, imposer un style qui lui est propre. Il convient de souligner que Mohamed Chaouki ne correspond en rien au profil de l’héritier naturel de l’establishment politique marocain.

Né en 1977 à Rabat, diplômé de l’Université Al Akhawayn d’Ifrane, puis d’une université américaine, il s’est forgé, au Maroc comme à l’international, une carrière de plus de vingt années au service de la finance, alternant les fonctions en banque d’affaires et en gestion d’actifs, un parcours qui témoigne d’une expertise technique rare dans le paysage politique national.

Cette compétence financière avérée lui a valu de se distinguer dès son premier mandat parlementaire, en accédant à la présidence de la stratégique Commission des finances et du développement économique à la Chambre des représentants.

Ce passage remarqué lui a ouvert la voie à la direction du groupe parlementaire du RNI lors de la seconde phase de la législature, confirmant ainsi sa capacité à fédérer et à porter les positions de sa formation dans l’Hémicycle. Fondateur d’AD Capital, Mohamed Chaouki revendique pleinement une culture d’entreprise qui irrigue sa conception de l’action publique : il privilégie résolument le langage de la gouvernance et de la performance économique à celui de l’idéologie partisane, signe d’un pragmatisme gestionnaire propre à rassurer sur sa capacité à conduire les affaires de l’État.

Dès son discours d’investiture, il a tenu à souligner la solidité du bilan du RNI à la tête du gouvernement, mettant en avant des avancées tangibles sur plusieurs chantiers économiques et sociaux du Royaume.

À la tête d’un parti dont l’efficacité dans la conduite des affaires a été maintes fois démontrée, Mohamed Chaouki incarne à la fois le renouvellement et la continuité d’une formation étroitement associée à la personnalité de son président sortant. Communicant rompu à la maîtrise de son message, fort d’une expertise économique et financière de premier plan et d’une expérience institutionnelle déjà solide, il ne cache pas son ambition assumée d’accéder un jour à la Primature.

 

Nadia Fettah Alaoui : Une trajectoire d’exception

Méconnue du grand public, sa nomination au ministère du Tourisme, de l’artisanat et de l’économie sociale, avait été perçue comme une surprise en 2019. Surtout qu’elle devient alors la première femme à diriger ce portefeuille, marquant d’emblée une entrée en politique placée sous le signe de la compétence plutôt que du parcours partisan classique.

Deux ans plus tard, à la faveur de la victoire du RNI d’Aziz Akhannouch aux législatives, elle se voit confier un portefeuille autrement plus stratégique : celui de l’Économie et des finances, devenant, une fois encore, la première femme de l’histoire du Maroc à diriger ce ministère régalien, une double primauté qui témoigne de la confiance placée en son expertise au plus haut niveau de l’État.

Au-delà de ses fonctions ministérielles, Nadia Fettah s’est résolument investie dans la promotion de la place des femmes au sein de l’économie marocaine. Fondatrice et directrice du Club des femmes au Maroc, membre du Réseau international des femmes administratrices d’entreprises, elle prolonge ainsi, hors du cadre gouvernemental, un engagement pour l’égalité des chances qui aura structuré l’ensemble de son parcours.

Nadia Fettah incarne, en effet, une trajectoire singulière : celle d’une femme issue du monde de l’entreprise, devenue en quelques années l’une des figures les plus en vue de l’Exécutif marocain.

Née en 1971 à Rabat, diplômée de HEC Paris, elle débute sa carrière comme consultante, fonde ensuite un fonds de capital-investissement, avant de rejoindre le groupe Saham, où elle occupe plusieurs postes de direction, et présider le conseil d’administration de Saham Assurances.

Cette expérience approfondie et durable dans les domaines de l’assurance et de la gestion financière lui vaut, en 2018, d’être distinguée PDG de l’année lors de l’Africa CEO Forum d’Abidjan, une reconnaissance internationale qui souligne l’envergure de son parcours.

Son profil de technicienne accomplie est régulièrement salué par les observateurs économiques, qui mettent en avant sa capacité avérée à dialoguer avec les institutions financières internationales et le monde de l’entreprise, un atout de poids dans la conduite des relations économiques du Maroc avec ses partenaires extérieurs et un gage de crédibilité pour quiconque serait appelé à diriger l’action gouvernementale.

Aujourd’hui, Fettah Alaoui demeure l’un des visages les plus identifiables de l’Exécutif, à la veille des échéances électorales que son parti aborde avec l’ambition de confirmer sa position de leader sur l’échiquier politique national. Forte de ce bilan et de cette légitimité technique reconnue de tous, il n’est pas exclu qu’elle soit appelée à la Primature, une nouvelle première dans un Maroc où elle aura déjà ouvert la voie aux femmes dans l’exercice du pouvoir.

Rachid Talbi Alami : L’autorité de l’expérience institutionnelle
En sa qualité de président de la Chambre des représentants, il a d’ores et déjà acquis l’habitude de représenter le Souverain et le Royaume lors des cérémonies officielles internationales.

Cette figure de proue du RNI dispose ainsi d’un atout de taille : une expérience éprouvée des plus hautes fonctions institutionnelles, fruit d’un parcours politique qui s’étend sur plus de trois décennies et qui témoigne d’une constance rare dans le paysage politique national. Né en 1958, Rachid Talbi Alami accomplit ses études supérieures à l’université Mohammed V de Rabat, avant de poursuivre un doctorat aux États-Unis.

De retour au pays, il exerce comme consultant en gestion des finances des collectivités territoriales, tout en fondant et en dirigeant plusieurs sociétés d’investissement. Cette double culture, à la fois technique et entrepreneuriale, imprégnera durablement sa conception de la gestion publique et lui confère une compréhension fine des enjeux territoriaux et économiques du Royaume.

Son ancrage politique se construit d’abord à l’échelle locale : élu lors des élections communales de Tétouan en juin 2009, il accède quelques mois plus tard à la présidence du Conseil de la région Tanger-Tétouan. Dès octobre 2009, il prend la tête du groupe parlementaire du RNI, amorçant ainsi une carrière parlementaire ininterrompue, confirmée par ses réélections successives en 2011, 2016 puis 2021, autant de scrutins qui attestent d’une légitimité électorale solidement établie.

Rachid Talbi Alami a accompagné l’ensemble des grandes étapes ayant conduit à la métamorphose du RNI, y compris la récente transition à sa présidence. C’est d’ailleurs à lui qu’est revenue, en février 2026, la présidence des opérations du congrès d’El-Jadida, qui a porté Mohamed Chaouki à la tête du parti, veillant avec rigueur au respect des statuts lors du scrutin, une mission qui illustre la confiance dont il jouit au sein de sa formation comme garant du processus démocratique interne.

À la présidence de la Chambre, Rachid Talbi Alami s’affirme régulièrement comme un relais politique de premier plan de l’action gouvernementale, n’hésitant pas à monter au créneau lors des controverses parlementaires pour défendre avec conviction le bilan de la majorité, y compris sur des réformes jugées difficiles par une partie de l’opinion.

Il se présente volontiers comme le garant de l’ensemble de l’institution parlementaire, au-delà des clivages entre majorité et opposition, faisant ainsi la preuve d’une capacité de rassemblement et d’une autorité morale rares. Cette expérience institutionnelle exceptionnelle, doublée d’une aura reconnue par l’ensemble de la classe politique, constitue assurément un atout majeur si son nom venait à être évoqué pour la Primature.

Fatim-Zahra Ammor : La dame des réalisations
Issue non des sérails partisans, mais du monde de l’entreprise, Fatim-Zahra Ammor s’est imposée, au fil d’un parcours exigeant, comme l’une des voix économiques les plus écoutées de son parti, à la tête d’un secteur névralgique de l’économie nationale.

Sa nomination, en octobre 2021, au ministère du Tourisme, de l’artisanat et de l’économie sociale et solidaire, intervient pourtant dans une conjoncture des plus périlleuses : un secteur exsangue après deux années de pandémie et de fermeture des frontières.

C’est sous l’impulsion de cette experte en marketing que la destination Maroc retrouve son éclat, les indicateurs socioéconomiques du tourisme enchaînant record sur record. Une réussite qui n’étonne guère chez une femme rompue à l’art de relever les défis les plus considérables. Née en 1967 à Rabat, Fatim-Zahra Ammor est ingénieure, diplômée de l’École nationale supérieure de techniques avancées de Paris (ENSTA Paris) et titulaire d’une certification d’administratrice de sociétés délivrée par Sciences Po Paris.

Sa carrière, riche de plus de vingt-cinq années, débute dans le marketing chez Procter & Gamble, une expérience internationale qui forge d’emblée sa rigueur stratégique. Elle rejoint ensuite Akwa Group en tant que directrice marketing et membre du comité exécutif, tout en assumant, dès leur création, la direction du Festival Timitar d’Agadir et du Concert pour la tolérance.

En 2014, elle est nommée commissaire générale du Maroc pour l’Exposition universelle de Milan 2015, où elle pilote avec succès la participation marocaine à ce rendez-vous international, preuve précoce de son aptitude à fédérer des acteurs divers autour de projets d’envergure.

Depuis son entrée au gouvernement, Fatim-Zahra Ammor s’est forgé la réputation d’une ministre « tout-terrain », capable de transformer la notoriété montante du Royaume et l’effet de rattrapage post-Covid en résultats tangibles.

Par sa capacité à mobiliser et à fédérer l’ensemble des professionnels du secteur, elle a orchestré une relance sans précédent : près de 20 millions d’arrivées touristiques en 2025, pour quelque 140 milliards de dirhams de recettes générées, des chiffres qui témoignent d’une gouvernance à la fois visionnaire et méthodique.

Au sein du bureau politique du RNI, elle ne se cantonne pas à son portefeuille : elle s’implique activement dans les grands débats de politique économique, en particulier sur la question de l’emploi. C’est donc une responsable au bilan éloquent, alliant vision stratégique et culture du résultat qui se dessinent à travers ce parcours.

Ses réalisations concrètes, sa capacité démontrée à transformer les difficultés en opportunités et son engagement constant dans les grands chantiers économiques du pays font d’elle naturellement une personnalité dont le nom pourrait figurer parmi les prétendants aux plus hautes responsabilités gouvernementales.

Karim Zidane : Le représentant de la diaspora
Dans le paysage gouvernemental marocain, son profil tranche résolument : plus de trente années passées en Allemagne, une carrière tout entière forgée dans l’industrie automobile, loin des sentiers balisés de la haute administration, avant un retour au pays, en 2024, pour servir en qualité de ministre délégué chargé de l’Investissement, de la convergence et de l’évaluation des politiques publiques.

Né en 1969 à Souk El Arbaa, Karim Zidane commence par poursuivre des études de physique-chimie à l’université Ibn Tofaïl de Kénitra. Animé d’une ambition qui le porte au-delà des frontières, il part en Allemagne parfaire sa formation en génie mécanique. Installé à Munich, il y décroche un diplôme d’ingénieur mécanique qui lui ouvre les portes de l’industrie automobile allemande, l’une des plus exigeantes au monde.

Il y bâtit une carrière de plus de vingt ans, notamment au sein du groupe BMW, dans la filiale de fabrication de moteurs, acquérant une maîtrise technique et managériale rare, forgée au contact de l’un des fleurons industriels européens.

Cette expérience à l’étranger, loin de l’éloigner du Maroc, nourrit au contraire son attachement au pays: il s’engage dans des initiatives de valorisation des compétences marocaines établies en Allemagne, contribuant activement à tisser des réseaux de transfert de savoir-faire entre les deux nations, préfigurant déjà le rôle de passerelle qu’il jouera plus tard au sein du gouvernement.

Il rejoint les rangs du RNI en 2017, avant d’être désigné, en 2019, coordinateur du parti en Allemagne, fonction qui l’installe progressivement au cœur des cercles dirigeants de la formation politique.

Sa nomination, saluée par beaucoup comme la juste reconnaissance d’une compétence marocaine de l’étranger, s’inscrit pleinement dans la démarche portée et assumée par Aziz Akhannouch : valoriser des profils expérimentés issus du secteur privé pour consolider l’action gouvernementale par des compétences éprouvées sur le terrain économique.

C’est ainsi le portrait d’un homme au parcours singulier et accompli qui se dégage : une expertise technique et managériale forgée dans l’un des environnements industriels les plus compétitifs au monde, un engagement constant en faveur du lien entre le Maroc et sa diaspora, et une implication politique croissante qui témoigne d’une réelle appétence pour l’action publique.

Fort de cette trajectoire hors norme, l’homme qui a pris goût à l’action politique s’apprête à se lancer dans l’arène législative dès septembre prochain, et il n’est pas exclu que son nom soit avancé comme celui d’un potentiel chef de gouvernement, en cas de victoire du RNI.

Mohamed Aujjar : La sagesse au service de l’État
Figure parmi les plus aguerries de sa formation, il incarne aujourd’hui une voix dont l’autorité procède d’un engagement politique ininterrompu depuis plus de quarante ans, conjuguant militantisme en faveur des droits humains, exercice de responsabilités ministérielles et représentation diplomatique de haut niveau, un triptyque rare qui confère à sa candidature une légitimité singulière.

Né en 1959 à Targuist, dans la province d’Al-Hoceïma, il obtient une licence en droit à l’Université Mohammed Ier d’Oujda, où il a fait ses premières armes militantes au sein de l’Union nationale des étudiants du Maroc.

C’est dans ce creuset universitaire qu’il rejoint le Rassemblement national des indépendants, avant d’embrasser le journalisme, puis d’accéder, dès 1992, à la direction des organes officiels du parti alors placé sous l’influence d’Ahmed Osman. Il s’investit également dans l’action syndicale en qualité de secrétaire général adjoint du Syndicat national de la presse marocaine, témoignant ainsi, très tôt, d’une capacité à conjuguer engagement partisan et rayonnement institutionnel.

Cette fibre militante trouve son prolongement naturel dans la fondation, la même décennie, de l’Organisation marocaine des droits de l’Homme (OMDH), engagement fondateur qui imprimera durablement sa trajectoire publique et forgera une crédibilité rare sur ces questions sensibles.

Cette expertise lui vaut d’accéder, dès 1998, à son premier portefeuille ministériel en tant que ministre délégué aux Droits de l’Homme au sein du gouvernement Youssoufi, fonction qu’il conserve en 2002 sous la houlette de Driss Jettou.

Il est ensuite appelé, en 2011, à siéger au Conseil supérieur de la communication audiovisuelle (HACA), avant d’être promu, en avril 2014, ambassadeur du Royaume auprès du Conseil des droits de l’Homme des Nations unies à Genève, une consécration de son envergure diplomatique.

Son retour au gouvernement, en avril 2017, au poste stratégique de ministre de la Justice, est unanimement perçu comme le gage d’une ouverture assumée du Royaume envers les instances internationales de défense des droits humains. Il se voit par la suite confier la présidence de la Mission d’enquête indépendante des Nations unies sur la Libye, consacrant sa stature sur la scène internationale.

Considéré comme l’un des piliers historiques du RNI, sa parole est régulièrement sollicitée sur les grands dossiers institutionnels du pays, en particulier ceux touchant à la sécurité et aux droits humains, où il défend avec constance et rigueur le bilan du Royaume. Cette alliance de légitimité historique, d’expérience gouvernementale éprouvée et de reconnaissance internationale fait de lui, sans conteste, un prétendant crédible à la Primature.

Amine Tahraoui : Le gestionnaire au chevet de la santé publique
Il incarne aujourd’hui cette nouvelle génération de cadres cooptés par Aziz Akhannouch. Son accession à la tête du stratégique ministère de la Santé et de la protection sociale avait suscité une réelle surprise lors du remaniement ministériel de 2024, tant son profil de gestionnaire, façonné loin du sérail médical, se distingue de celui de ses prédécesseurs, une singularité qui, loin de constituer un handicap, s’est révélée être un atout dans un secteur en quête de rigueur managériale.

Diplômé de l’École nationale d’administration (ENA) de Rabat, Amine Tahraoui entame sa carrière dans la banque d’affaires, avant de rouler sa bosse dans des structures privées. Il occupe ensuite la fonction de chef de cabinet au ministère de l’Agriculture sous la tutelle d’Aziz Akhannouch, avant d’être élevé au rang de secrétaire général de la Chefferie du gouvernement, un poste d’observation privilégié au cœur même de l’action gouvernementale.

Son arrivée à la tête du département de la Santé, secteur en pleine mutation depuis le lancement de la généralisation de la protection sociale, est présentée par les analystes comme un choix des plus cohérents: la mise en place des Groupements sanitaires territoriaux (GST) requiert une expertise pointue en gestion financière et en pilotage de projets d’envergure, des compétences que le ministre a précisément éprouvées dans le secteur privé.

Sa capacité avérée à coordonner l’action interministérielle, forgée au sein même de la Chefferie du gouvernement, constitue à cet égard un atout supplémentaire et décisif pour mener à bien ces réformes structurelles.

Depuis sa nomination, Amine Tahraoui met en exergue l’ampleur des moyens mobilisés pour la refonte du système de santé, faisant valoir plus de 40 milliards de dirhams investis dans le renforcement de l’offre de soins, ainsi que l’édification de nouveaux centres hospitaliers universitaires.

Il se prévaut également d’une couverture médicale étendue à 88% de la population marocaine et de la réhabilitation de près de 1.400 centres de santé primaires, majoritairement implantés en milieu rural, un bilan chiffré qui témoigne de son efficacité gestionnaire.

Fort de ce bilan opérationnel et de cette maîtrise reconnue des grands chantiers de l’État, son nom pourrait, en cas de victoire de sa formation, s’imposer parmi les prétendants les plus sérieux à la Chefferie du gouvernement.