Partis
Un service public de qualité pour tous
L’eau, l’énergie, la santé et l’école publique. Des politiques d’envergure ont certes été menées dans ces secteurs, à coups de réformes et de grands chantiers. Mais ce que le RNI propose pour l’étape à venir, c’est de les rendre palpables pour les citoyens dans tous les territoires.
À Oujda, la deuxième étape de la tournée de communication nationale du RNI pour présenter les grands engagements qui constituent les piliers de son programme, le parti a décliné sa deuxième priorité : «Garantir la qualité des services publics sur l’ensemble des territoires».
Cet engagement, tout comme le reste du Programme des Indépendants «est le fruit d’opérations d’écoute, de proximité, de consultation et de dialogue menées par les militants et les élus du parti dans les différentes régions du Royaume, en plus des consultations institutionnelles pilotées par les organisations parallèles du parti, au nombre de 19», a expliqué le président du parti, Mohamed Chaouki.
C’est aussi un écho des discussions organisées dans le cadre des rencontres du «Parcours de l’Avenir» avec les différentes composantes de la société.
La rédaction du programme, poursuit le chef de file du RNI, s’est appuyée sur deux piliers fondamentaux. D’abord, le bilan du gouvernement dirigé par Aziz Akhannouch, au demeurant qualifié d’exceptionnel.
Ensuite, les idées et aspirations exprimées par les citoyens lors des différentes étapes de consultation. Cette interaction a permis au parti d’élaborer une vision globale et intégrée «qui trace les perspectives de la prochaine étape et répond aux attentes réelles des Marocains».
Après avoir décliné les quatre boucliers pour la protection durable du pouvoir d’achat, deux jours plus tôt, le RNI revient à la charge, le 24 juin, avec les détails du deuxième engagement de son programme. Comme le précédent, cet engagement se décline en 4 mesures concrètes.
Eau : Le pari du dernier kilomètre
Cette mesure repose sur la garantie d’un accès sûr, autonome et durable aux ressources en eau. Elle est particulièrement destinée aux familles du monde rural en situation de précarité.
Elle sera mise en œuvre à travers un ensemble de dispositions adaptées avec pour finalité non seulement la gestion du stress hydrique, mais plutôt faire de cette gestion un levier de développement territorial, garantissant la stabilité des revenus en milieu rural et renforçant l’inclusion économique. Le parti propose d’agir à trois niveaux.
Il prévoit la mise en place d’un «mix hydrique intégré», en accélérant le rythme de mise en œuvre des grands projets relatifs aux barrages, à l’interconnexion des bassins hydrauliques et au dessalement de l’eau de mer et, accessoirement, de l’eau saumâtre.
Le deuxième niveau d’intervention est le «dernier kilomètre hydraulique». Cela consiste en le raccordement individuel des familles au réseau de l’eau potable dans les zones souffrant de stress hydrique. Le troisième niveau étant «l’eau de proximité».
Par cela, le part entend la collecte des eaux de pluie, le soutien aux systèmes d’irrigation localisée et la sécurisation des approvisionnements en eau lors des périodes de sécheresse.
La finalité de cette mesure étant de protéger les populations vulnérables et dynamiser les territoires.
Énergie : Jusqu’à en revendre
Cette mesure a pour objet d’aider à produire de l’énergie verte et réduire le coût de la facture pour les ménages. Cela revient à protéger chaque famille contre la hausse des prix, et en lui permettant de produire sa propre électricité et d’en vendre l’excédent, sans apport initial. Pour concrétiser cette mesure, le RNI propose de mettre en place un programme national d’autoproduction d’électricité via des panneaux solaires.
Les bénéficiaires peuvent s’équiper, sans apport initial, en remboursant l’achat du matériel de manière progressive grâce aux économies réalisées sur la facture d’électricité, avec possibilité de vendre le surplus.
Pour les bénéficiaires de l’aide sociale directe, les coûts de l’énergie seront directement intégrés dans le calcul du seuil de l’indice social. En d’autres termes, toute hausse significative des prix se traduira automatiquement, sans aucune démarche de la part du bénéficiaire, par une augmentation de l’aide destinée aux 4 millions de familles concernées.
Pour les familles à revenu limité, le parti propose le maintien du tarif de l’électricité sans modification dans les tranches de consommation basses lors des périodes de chocs énergétiques exceptionnels.
Pour le reste, cette mesure prévoit l’ouverture du marché de l’électricité lié à la moyenne tension, le développement du gaz naturel liquéfié (GNL) et de la chaîne de valeur de l’hydrogène vert afin de renforcer la souveraineté énergétique.
École : La réussite pour tous
La réforme de l’école publique est déjà en marche. Les écoles et collèges pionniers seront généralisés d’ici 2028, et les lycées pionniers à l’horizon 2031.
En parallèle, le parti s’engage à réduire au moins de moitié le décrochage scolaire. La finalité étant de faire de l’école un véritable levier de promotion sociale.
Sur le plan opérationnel, cela se traduira par la généralisation du transport scolaire dans toutes les zones rurales, en partenariat avec les conseils provinciaux, ainsi que des cantines scolaires et la fourniture de repas de base aux enfants de l’enseignement préscolaire et primaire public.
Plus encore, il est prévu un soutien pédagogique individualisé via les technologies éducatives. Par ailleurs, le nombre d’universités passe de 12 à 27, en plus de 12 cités des métiers et des compétences.
Santé : Des soins de qualité accessibles
Le RNI s’est donné pour objectif de surmonter les obstacles résiduels à l’accès aux soins. Et ce, à travers des réseaux hospitaliers intégrés, le renforcement de la densité médicale et la réduction progressive des dépenses directes à la charge des patients.
Dans ce cadre, l’action portera sur la garantie d’un accès équitable à des services de santé de qualité, sur la base d’une équité territoriale et sociale effective.
Cela devrait se réaliser à travers la généralisation des Groupements sanitaires territoriaux (GST) d’ici 2027, à raison d’un groupement sanitaire par région, garantissant des parcours de soins gradués, du centre de santé au Centre hospitalier universitaire (CHU), selon un système de santé unifié.
Le médecin de famille sera désormais considéré comme pilier fondamental du parcours de soins, avec le déploiement d’environ 5.000 assistants de santé en milieu rural.
Le parti s’engage également à augmenter la densité médicale de 30 à 45 professionnels de santé pour 10.000 habitants d’ici 2030, tout en achevant l’ensemble des Centres hospitaliers universitaires (CHU) en 2029.
En parallèle, il propose d’œuvrer pour la réhabilitation de 1.600 établissements de soins de santé primaires et la création de 200 établissements supplémentaires dans les zones en déficit médical, ainsi que le déploiement de 100 unités médicales mobiles.
Autre engagement, la généralisation du Service d’aide médicale urgente (SAMU national 141), avec un numéro unique, 12 services SAMU régionaux, et la télémédecine couverte à 100% par l’Assurance maladie obligatoire (AMO).
De plus, le parti s’engage à introduire progressivement le système de tiers payant dans le secteur public et, en parallèle, procéder à une révision des prix des médicaments et à la mise à jour des tableaux de remboursement.