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RNI : Une université d’été, un message politique clair

La 6e université d’été du RNI s’est clôturée ce samedi à Agadir. En présence du Chef du gouvernement Aziz Akhannouch, formation, engagement citoyen, promotion de la jeunesse et réalisations étaient au cœur des deux jours de travaux. Le parti affiche sa confiance dans ses militants.

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Plus de 4 000 jeunes, deux jours de travaux, plusieurs ateliers et une clôture sous haute tension politique. La 6e université d’été de la jeunesse du RNI, organisée à Agadir dans le cadre de la tournée « La voie des réalisations », a refermé ses portes ce samedi en début d’après-midi. Sobre dans son format, ambitieuse dans ses ambitions, cette édition a confirmé que le RNI prépare activement le terrain électoral.

La présence du Chef du gouvernement Aziz Akhannouch a donné le ton dès l’ouverture. Défenseur du bilan gouvernemental, il a déroulé une série d’indicateurs : croissance de 4,9% en 2025, prévision de 5,2%, Maroc première puissance industrielle d’Afrique, 22e destination touristique mondiale, 88% des Marocains couverts par l’assurance maladie. Des chiffres présentés comme la traduction concrète des politiques publiques menées sous la Vision Royale. Son message aux jeunes militants était sans ambiguïté : l’engagement ne s’arrête pas à la formation, il se prolonge sur le terrain.

La clôture a mis en lumière d’autres interventions complémentaires. Lahcen Essaadi, président de la Fédération nationale de la jeunesse RNIste, a dressé pour sa part un portrait d’une organisation qui produit des élites : présidents de communes, parlementaires, présidents de conseils provinciaux. Il a insisté sur l’autonomie de cette jeunesse, rappelant que l’université tout entière — programme, ateliers, logistique, communication — avait été organisée par les jeunes eux-mêmes, sans expertise externe. Plus de 4 000 participants, six mois de préparation, zéro recours extérieur. Le message est clair : cette jeunesse est capable, et elle le prouve.

Mohamed Chaouki, président du parti, a quant à lui fait une annonce concrète et symbolique. Douze noms de jeunes militants — Hassan El Chaer, Taha Joumani, Hicham Moujoud, Amine Nokta, Yassine Oukacha, et leurs camarades — seront candidats dans les circonscriptions locales lors des prochaines échéances électorales. Une liste égrenée publiquement, devant plus de 4 000 jeunes, comme un acte politique assumé. « En présentant ces visages, notre parti donne l’exemple », a-t-il affirmé, évoquant la méritocratie comme fil conducteur du projet RNI.

Chaouki a également présenté le « Programme des Indépendants pour la prochaine étape », décrit comme une feuille de route articulée autour de mesures et d’engagements concrets issus du bilan gouvernemental et du processus de consultation « Massar Al Moustaqbal ». A la jeunesse présente, il a assigné un rôle précis : être non pas le bras tendu vers les citoyens — rôle dévolu au programme — mais l’arme qui combat l’ignorance, la désinformation et l’incompétence dans la gestion des affaires publiques. Une formule volontairement tranchante, à la mesure du contexte préélectoral.

Ce qui se dégage de cette université d’été, au-delà des discours, c’est la mécanique d’un parti qui anticipe. Les candidats sont annoncés tôt. Le programme est présenté comme une continuité assumée, non une rupture. La jeunesse est mobilisée et formée. Agadir n’était pas un simple rendez-vous de formation. C’était une répétition générale.