Partis
Les ingénieurs de la politique (1/2)
Ahmed Boauri du RNI en force de proposition, Abdellatif Souddou du PJD en posture opposition et Aziz Hilali en Ligue PI plus active en Conférences.
Ahmed Bouari – RNI
Les ingénieurs, une force de proposition

Dans l’objectif de consolider sa présence dans les diverses catégories socioprofessionnelles, le RNI, dans sa dynamique organisationnelle, a mis sur pied son Corps des ingénieurs. Présidée, pour un deuxième mandat, par Ahmed Bouari, cette organisation a pris sur elle de diffuser, dans son périmètre, la vision et les idées de la formation de la colombe.
Côté organisationnel, ce Corps est composé d’une assemblée générale, «la plus haute instance décisionnelle», du bureau national et de structures régionales. C’est dire qu’on est pratiquement dans la même configuration globale pour laquelle le parti a opté pour ses différentes organisations parallèles.
Ceci pour la forme. Sur le fond, cette organisation se veut comme force de proposition pour le parti, tout en fournissant conseil, assistance et expertise nécessaires sur «les dossiers ou affaires à caractère national et international». Disposant d’antennes dans les douze régions du Royaume, le Corps des ingénieurs RNistes vise aussi à «attirer de nouvelles énergies» en vue de les intégrer dans la vie politique.
De la même manière qu’il s’active dans le sens d’enrichir et améliorer les programmes du parti, et ce, à travers les études et les recherches que ses membres mènent.
Abdellatif Soudou- PJD
Des ingénieurs en «posture opposition»

Présidée par Abdellatif Soudou, l’Association des ingénieurs du parti de la Justice et du développement fait de moins en moins parler d’elle depuis 2021.
Soit après le largage de la formation de la lampe par les urnes du 8 septembre. Même son président, on entend davantage parler de lui dans les évolutions que connaît le Conseil communal de Salé qu’ailleurs.
Un conseil où il a occupé coup sur coup, depuis le départ de Jamaa El Mouatassim, le poste de président puis de vice-président du groupe de son parti. Quant à la toute récente sortie de l’Association des ingénieurs, en mars 2024, experte dans les questions de l’eau, elle a consisté en une conférence sur «la gestion de la rareté de l’eau».
Un «événement auquel ont pris part des intervenants de différents horizons, mais dont on ne retrouve pas les conclusions». En revanche, et dans la lignée des sorties des responsables du PJD, Soudou se fait un devoir de s’aligner sur les positions de son chef hiérarchique quand il s’agit de juger de l’action de la majorité. Une posture où on a du mal à piocher des «alternatives».
Aziz Hilali – PI
Parti de l’istiqlal, la ligue s’active en conférences

Créée en 1982, la Ligue des ingénieurs du parti de l’Istiqlal avait pris sur elle de participer activement à attirer les ingénieurs vers l’action politique. Aussi, comme toute organisation parallèle d’un parti, la Ligue, qui dispose de plusieurs bureaux régionaux, dit ouvrir aux compétences la voie pour «décliner leurs propositions, leurs idées» sur les différents sujets qui relèvent de leurs domaines respectifs.
Notamment sur le front de la mise en œuvre de la régionalisation avancée, ou encore en matière d’accélération de la transition numérique. Aux dernières nouvelles du front, la Ligue, présidée par Aziz Hilali, a organisé, au cours du mois de Ramadan, une rencontre où il était, entre autres, question de la situation de l’ingénieur.
Dans cette même lignée, la Ligue avait organisé, fin février dernier, une autre rencontre dont le sujet a été axé sur la sécurité routière en présence du ministre et membre du comité exécutif du parti de la balance, Abdessamad Kayouh, et d’autres membres de l’instance décisionnelle de la formation des héritiers de Allal El Fassi, dont le secrétaire général, Nizar Baraka, et le président du conseil national et secrétaire d’État, Abdeljabbar Rachidi.
À noter que la Ligue se fait plus voir sur les réseaux sociaux, particulièrement sur la page Facebook de son président qu’ailleurs.
