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Le RNI se projette dans «l’Avenir»
Au Rassemblent national des indépendants, on ne change pas une méthode qui a déjà donné ses fruits. Celle basée sur l’écoute et la proximité constitue, en fait, la colonne vertébrale de la démarche de la formation de la Colombe. Cela a commencé par «la voie de la confiance» et s’est poursuivi depuis jusqu’à «la voie des réalisations». Voici venu le temps de la projection dans l’avenir.
Après «La voie des réalisations», le RNI a lancé, ce samedi 7 mars à Skhirat, un nouveau cycle de son approche de l’action politique, basée sur l’écoute et la proximité. «La voie de l’Avenir» est ainsi lancée. Cette fois-ci, l’entame a été par le secteur de la santé.
Un choix conscient et assumé, dira le président du parti, Mohamed Chaouki, qui s’exprimait devant plus de 1.500 représentants des différents corps des professionnels de la santé, venus des différentes régions du Royaume. D’autant plus, précisera-t-il, que ce secteur figure parmi les socles prioritaires du chantier de l’État social.
Aussi, a-t-il tenu à indiquer, il constitue une nouvelle pierre dans l’édifice d’une démarche inscrite dans un long processus qui aura été marqué par l’organisation d’une multitude de rencontres ayant commencé par «La voie de la confiance», l’initiative «100 jours, 100 villes», «La voie du développement» et, last but not least, «La voie des réalisations», clôturée en apothéose il y a à peine quelques semaines à Tanger.
Le choix du secteur de la santé est, aux yeux du président du Rassemblement national des indépendants, d’autant «pertinent» dans la mesure où «il représente l’épine dorsale du chantier de l’État social».
Certes, Mohamed Chaouki n’a pas manqué d’exprimer la «fierté» du gouvernement, sous la direction du chef de l’Exécutif, Aziz Akhannouch, quant aux réalisations accomplies à travers la réforme déclenchée dans le secteur de la santé, mais il s’est fait fort de relever la nécessité de les consolider.
Et ce, que ce soit au niveau des services rendus aux citoyennes et aux citoyens, des infrastructures, de la gouvernance, ou encore en ce qui concerne l’intérêt tout particulier accordé aux ressources humaines, tous corps confondus, du secteur de la santé.
Toujours est-il qu’au parti de la Colombe, on s’endort pas sur les lauriers des réalisations, mais on compte bien «poursuivre» le travail entamé pour aller de l’avant, tiendront à souligner les différents membres de la direction du RNI qui ont fait le déplacement en force à Skhirat.
Au-delà des acquis…
Or, la tenue du meeting de Skhirat n’a pas été uniquement l’occasion de s’appesantir sur les accomplissements, mais il a été davantage perçu comme l’occasion de se projeter dans l’avenir. Et, loin de l’approche qui se réduit à «penser les solutions dans le confort des bureaux et sous l’œil des experts», la formation de la Colombe est mue par «la volonté de faire remonter les attentes et les besoins à la fois des citoyens et des professionnels».
L’idée derrière, loin de toute tentation d’édulcorer la situation, étant de procéder à une «évaluation objective des données et de proposer des solutions adéquates en vue de dépasser d’éventuelles lacunes relevées chemin faisant», nous dit ce membre de l’Organisation des professionnels RNIstes de la santé, dont la création remonte à 2018. D’ailleurs, rappellera la présidente de l’Organisation,
Nabila Rmili, les idées des professionnels «étaient au cœur de «la voie de la confiance» et ont été adoptées par le parti. Qui plus est, elles ont figuré en bonne place dans son programme et ont vu leur traduction, par la suite, dans la politique menée après la prise de fonction de l’Exécutif. Plus encore, tout en saluant le travail accompli, Dr Rmili indiquera que la démarche sera poursuivie.
Car, au-delà du nouveau processus d’écoute ainsi déclenché, les prochaines semaines connaîtront l’organisation d’autres rencontres au niveau des antennes régionales de l’organisation, dont l’objectif est l’élaboration de nouvelles propositions et de solutions pour relever les défis qui se présentent.
Rendez-vous est donné pour les semaines prochaines en vue d’en rendre compte à la direction du parti, promet Rmili. L’optimisation de la qualité des services rendus étant l’objectif ultime de toutes les politiques publiques dans tous les domaines afin de répondre aux aspirations des Marocaines et des Marocains.
Le ministre de la Santé et de la protection sociale, Amine Tehraoui, versera dans le même sens, tout en mettant en avant les avancées réalisées au cours des dernières années. Ainsi, le responsable gouvernemental notera que pas moins de 497 textes législatifs et réglementaires, dont 17 lois et 5 décrets, ont été adoptés.
Un arsenal juridique qui n’avait rien d’un luxe, mais un impératif pour encadrer au mieux les transformations historiques qu’a connues le secteur. Or, pour réussir une telle transformation, ayant un impact direct sur le vécu des citoyens, il aurait fallu mobiliser des fonds conséquents. La preuve par les budgets investis qui sont passés de 20 milliards de dirhams en 2021 pour atteindre plus de 42 milliards de dirhams en 2026.
Des allocations qui ont permis d’augmenter la capacité d’accueil des infrastructures hospitalières, l’ouverture de nouveaux CHU, ainsi que la réhabilitation de pas moins de 1.400 centres de soins primaires, dont 70% dans les zones rurales et éloignées.
Dans la même veine, les professionnels de la santé, les femmes et les hommes qui sont les porteurs de la réforme ont vu leur rémunération revalorisée de manière significative avec des augmentations allant de 2.000 à 7.000 dirhams mensuellement.
À cela, il faudra, bien entendu, ajouter le travail abattu sur le front de la digitalisation du système de santé et l’unification des systèmes d’information pour une gestion optimale du dossier médical tendant à assurer un suivi plus efficace des soins prodigués aux patients et, partant, améliorer de la qualité des services offerts aux citoyens. Le nouveau cycle RNIste ne fait que commencer. D’autres rencontres sont dans le pipe, assure-t-on.
La vision et ses déclinaisons
Depuis 2016, le RNI est entré dans une dynamique organisationnelle qui s’est traduite, entre autres, par la mise sur pied de pas moins de 19 organisations parallèles.
Une manière non seulement d’assurer un essaimage au niveau de tous les pans du tissu sociétal marocain, mais aussi et surtout d’être au plus près des citoyennes et des citoyens. D’autant plus que ces organisations servent de courroies de transmission des attentes et des besoins des populations sur tout le territoire. Plus encore, ces antennes sont également des forces de proposition qui alimentent les programmes du parti et donc les politiques publiques.
Cette dynamique, enclenchée sous la houlette d’Aziz Akhannouch, remonte, en fait, à «la voie de la confiance» pour se clôturer avec celle des «réalisations». Le tout sous le signe d’un slogan-conviction «agharass, agharass».
