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Pouvoirs

Le projet de loi sur l’usage licite du cannabis adopté en commission

Le projet de loi N°13.21 relatif à l’usage licite du cannabis a été adopté à la majorité, vendredi, par la Commission de l’Intérieur, des collectivités territoriales, de l’habitat et de la politique de la ville à la Chambre des représentants, en présence du ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit.

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Laftit

Ce projet de loi, qui vise à améliorer la situation socio-économique de la population de la région, a été adopté par 20 voix contre 3. Le PJD est le seul parti à avoir voté contre, comme il l’avait déjà prévu auparavant. Le parti islamiste n’a évidemment pas, non plus, présenté d’amendements. Il a même tenté par tous les moyens de retarder au maximum le vote de ce texte, dans l’espoir même de le renvoyer à la prochaine législature.

S’exprimant à cette occasion, le président de la Commission, Hicham El Mhajri, a indiqué à la MAP qu’au bout de sept heures de débat acharné autour de ce projet de loi, le gouvernement a pris en considération certains amendements qui sont à même d’apporter une plus-value et d’avoir un impact positif sur la population de la région.

Ceci, a-t-il expliqué dans une déclaration à la MAP, permettra surtout aux jeunes de la région de développer leurs compétences et, au même titre que les grandes sociétés, de trouver des partenaires pour valoriser leur production, à condition que les activités liées à cette production (culture, collecte, industrialisation, commercialisation…) ne soient pas dominées par une seule entité afin d’en garantir la traçabilité.

Ce projet de loi, élaboré en harmonie avec les engagements internationaux du Royaume, avait été adopté par le Conseil de gouvernement en mars dernier. Il vise à soumettre toutes les activités liées à la culture, à la production, à la transformation, au transport, à la commercialisation, à l’exportation et à l’importation du cannabis et de ses produits à un système de licence.

Dans le même sillage, le ministère de l’Intérieur avait élaboré des études scientifiques exhaustives portant essentiellement sur la faisabilité du projet, son potentiel socio-économique et environnemental, ainsi que sur les atouts et les défis que le Maroc se doit de relever pour réussir ce chantier de grande envergure.