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Pouvoirs

Gouvernement : Les nouveaux venus en action (4/4)

Ils ont été 14 à intégrer le gouvernement en octobre dernier. Certains ont déjà trouvé leurs marques et apportent leur touche, d’autres se font encore discrets. Zoom sur Omar Hejira, Adib Benbrahim, Hicham Sabiry et Abdeljebbar Rachidi.

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Omar Hejira
Secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur

Une feuille de route dans le pipe

Au Parlement, on l’a vu souvent, muni de ses fiches marquées de «chiffres». Plutôt à l’aise au point qu’on croirait qu’il s’accommode fort bien avec ses nouveaux habits. Comme ses collègues dans le gouvernement, il a commencé par le commencement : une grande tournée dans toutes les régions du Royaume.
Cela s’appelle : écouter les attentes des opérateurs, leurs doléances surtout, avant d’aller plancher sur les réponses à apporter au niveau central.
Ces rencontres régionales avec les PME exportatrices lui ont permis d’avoir d’approcher les problématiques et, du coup, la «réalité» du secteur.
Et il allait attendre décembre pour qu’il annonce où il en est. En fait, le département du Commerce extérieur serait en train de peaufiner «une feuille de route pour soutenir l’export» sur la période 2025-2026.
S’alignant sur la politique étrangère du Royaume, il se fait toujours chantre de la promotion des échanges intra-africains lors des rencontres auxquelles il participe. Il en a bien appris sur la Zlecaf depuis !

Adib Benbrahim
Secrétaire d’État chargé de l’Habitat

L’auditeur de plus en plus visible
Comme certains de ses collègues, fraichement nommés dans le gouvernement Akhannouch II, le nouveau responsable a eu un peu de retard à l’allumage. D’autant plus qu’il fallait attendre le «déroulé» de ses attributions, paru dans le Bulletin Officiel la dernière semaine de janvier dernier. L’expert-comptable, dont le premier acte après sa nomination a été de céder ses parts dans son cabinet d’audit, a dû attendre quelques semaines pour savoir ce que sa ministre de tutelle attend de sa part. L’homme, qui s’est bien habitué au fil des semaines à répondre aux questions des parlementaires, est sur plusieurs fronts. À commencer par celui de l’accélération du nouveau programme dédié au logement locatif, mais aussi le projet de création d’une caisse d’épargne-logement. D’un autre côté, il est sur le projet de loi relatif à la création d’agences régionales d’urbanisme et de l’habitat.
Mais, le gros morceau serait la restructuration de l’Agence nationale de rénovation urbaine et réhabilitation des bâtiments menaçant ruine. On attend d’y voir plus clair !

Hicham Sabiry
Secrétaire d’État chargé de l’Emploi
Plan d’attaque contre les non-déclarations
Le notaire, porté à la tête du Conseil national de l’ordre de ses pairs il y a deux ans, est arrivé au gouvernement à un moment où les tensions sociales montaient, de jour en jour, d’un cran. Des dossiers, il y en a à traiter. Dont la gestion des conflits au travail.
A peine installé, il sera interpelé par les parlementaires sur ce qu’il entend entreprendre dans ses nouvelles fonctions. Début janvier dernier, il en parlera devant la Chambre des conseillers. Parmi ses priorités, il évoque la problématique de non-déclaration des salariés à la Caisse nationale de la sécurité sociale.
Ils sont près de 6 millions d’employés, selon le secrétaire d’État, qui sont concernés ! Sur ce front, le responsable gouvernemental annonce la mise sur pied d’une plateforme dédiée au signalement des infractions de l’emploi.
Dans la foulée, il s’attaque aussi aux problèmes de l’inspection du travail. Le département serait, dans ce sens, en train d’élaborer une série de mesures visant à renforcer ce corps, ainsi que la formation continue. Il aura bien du travail à abattre !

Abdeljebbar Rachidi
Secrétaire d’État chargé de l’Insertion sociale
Une feuille de route en gestation
C’était vers fin décembre dernier. Le nouveau responsable gouvernemental représentait le Maroc à l’occasion de la tenue, à Manama (Bahreïn), de la 44e session du Conseil des ministres arabes des Affaires sociales. Dans son allocution, il avait exposé les grandes lignes du chantier de l’État social. Sinon, celui qui est également président du Conseil national du parti de l’Istiqlal s’est vu charger de l’exécution des plans et autres programmes en matière d’intégration des personnes en situation de handicap, ainsi que des personnes âgées.
Toujours est-il que, valeur aujourd’hui, on ne sait pas où est-ce qu’il en est en ce qui concerne la vision, encore moins sur les leviers qui seront mis en œuvre pour sa concrétisation. Au Parlement, il énumère les acquis et les réalisations, sans esquisser les perspectives.
Mais, on croit savoir que son département est en train de travailler sur une feuille de route qui ne serait tarder à voir le jour.
En revanche, sur le plan politique, il faut dire que l’homme, en «mode mobilisation», s’active énormément sur le terrain.