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Pouvoirs

En Couv’. Les « nouvelles » têtes d’affiche de la CDT

Dans les rangs de la CDT, il y a eu toujours des « acteurs » campant le rôle de « lieutenants » du fondateur de la centrale syndicale. Et dont la «visibilité» était présidée par les circonstances de leurs sorties, du fait, notamment, qu’il y avait une certaine centralité de l’omnipotence du « leader », bien que leur présence était mesurée à l’aune des sections syndicales où ils évoluaient. Ceci dit, malgré l’essoufflement constaté de la CDT dans plusieurs secteurs, particulièrement dans la fonction publique, le paradigme n’a pas trop changé. A cette nuance près que la « médiatisation » est devenue un « déterminant » dans le positionnement. Actuellement, quatre « grandes figures » dominent au premier plan de la devanture de la centrale.

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Abdelkader Zaër


Après avoir passé environ quatre décennies dans l’ombre de Noubir Amaoui, l’actuel secrétaire général de la CDT a pu accéder, à l’âge de 72 ans, au cockpit en 2018. Et ce, alors qu’il a dû patienter jusqu’en 1997 pour voir son nom figurer dans le cercle très fermé du bureau exécutif. Sauf que ces derniers temps, pour des raisons de santé, il est plutôt en retrait. D’ailleurs, il n’était pas présent lors du dernier round du dialogue social, de même qu’il avait l’air fatigué à l’occasion du 1er Mai. Au point qu’il n’avait pas pris la parole à l’occasion.

Khalid Alami Houir


Selon les militants de la CDT, il est le vrai patron de la CDT. Bien que son titre officiel se résume à être le secrétaire général adjoint. C’est le genre de militants qui progresse lentement sans trop faire de bruit, sauf quand il décide de monter au créneau. Pendant des années, il était surtout connu dans le secteur syndical des phosphates. Très actif quand il était à l’OCP, cet ancien parlementaire est de plus en plus visible au cours des dernières années. Même s’il «délègue» les déclarations à des membres de la direction de la CDT, il demeure la référence quand il s’agit de parler du dialogue social. D’ailleurs, c’est lui qui a présidé la délégation de sa centrale lors de la rencontre avec le chef du gouvernement, c’est lui qu’on retrouve devant micros et caméras et c’est lui qui a pris la parole le 1er Mai.

Mustapha Chennaoui


Rien que le fait qu’il soit secrétaire général du Syndicat national de la santé publique lui confère une «aura particulière», voire une présence qui pèse au sein de la CDT. En fait, le syndicaliste semble bien tenir la barre de l’un des derniers fiefs de la centrale dans la fonction publique. L’on comprend dès lors tous les «égards» dont il bénéficie auprès de ses pairs dans la direction du syndicat qu’il représente, notamment, dans le dialogue social. Très proche du SG adjoint, qui lui confie souvent de «porter les positions du syndicat», l’ancien député FGD se serait surtout illustré, en 2021, par ses réponses acerbes à Nabila Mounib, SG du PSU, du temps où ils partageaient la même adresse politique.

Housine El Yamani


Sans le dossier de la SAMIR, on n’aurait peut-être pas entendu parler autant de lui. Toujours prêt à répondre aux sollicitations des médias, le président du FNSS (Front national pour la sauvegarde de la raffinerie la SAMIR), qui est aussi secrétaire général du Syndicat national des industries du pétrole et gaz, affilié à la CDT, semble se tracer un parcours évolutif au sein de la centrale. A moins que sa «grande exposition» ne le desserve, avertit un de ses «camarades» qui lui conseille de «doser» ses sorties !