Pouvoirs
En Couv’. Gouvernement : Trente mois de réalisations…
Le Chef du gouvernement a présenté, mercredi dernier, son bilan de mi-mandat devant les élus des deux Chambres du Parlement réunis en séance plénière à l’occasion. Un exercice constitutionnel que Aziz Akhannouch a mis à profit pour détailler les acquis de ses deux ans et demi de la législature.
Mercredi 24 avril, le Chef du gouvernement s’est livré pour la deuxième fois à l’exercice de reddition des comptes devant les représentants de la nation. Une première fois, c’était pour présenter son bilan d’étape au terme de la première année de son mandat. Cette fois, et c’est un rendez-vous constitutionnel dûment respecté, il livre le fruit de trente mois d’une action pour le moins exceptionnelle.
Consécration des fondements de l’État social, réforme de l’enseignement, amélioration du pouvoir d’achat, dialogue social, dynamisation de l’économie nationale et création d’emploi, gestion de la rareté de l’eau et des catastrophes naturelles, développement du monde rural, réforme politique et des droits de l’Homme, gouvernance administrative… Autant de chantiers sur lesquels s’est planchée l’équipe Akhannouch, en même temps, durant ses deux années et demie aux affaires.
Un bilan qui prouve, selon le Chef du gouvernement, que «l’Exécutif a fait montre du courage politique et moral, avec un sens de nationalisme aigu et en assumant pleinement toute sa responsabilité». Le gouvernement, rappelle-t-il, a été investi dans un contexte économiquement difficile sous moult pressions internationales de différentes natures, sanitaires, économiques et climatiques. Cela ne l’a pas empêché de faire face à ces problématiques, à la fois complexes, et aux multiples ramifications «en mettant en place des mesures audacieuses et en optant pour des choix solides qui versent avant tout dans le sens de l’intérêt des citoyens et de la nation». Ainsi, l’Exécutif, comme tout le monde a pu le suivre, a commencé par mettre en place les fondements de l’État social, avec la généralisation de l’AMO, puis l’instauration d’une aide sociale directe et ensuite une aide au logement, tout en menant de pair une audacieuse, réforme dans les secteurs de l’Enseignement et de la Santé. Et l’on sait combien était problématique la situation héritée par le gouvernement dans ces deux secteurs.
En dépit de cela, il a réussi à engager une réforme drastique, transformant complètement le système de santé et mettant en place les fondements d’une école publique de qualité et d’une université pleinement intégrée dans son environnement socioéconomique.

Dans le secteur de la santé, le changement est déjà perceptible pour le simple citoyen: le nombre de lits est passé par exemple de 854 à 1.380. Avant sa généralisation, plus du tiers des citoyens n’étaient pas couverts par une assurance maladie. Cela au moment où ont été créés quelque 16.500 nouveaux postes d’emploi dans le secteur et le budget du ministère a été augmenté de 35%.
Tout cela en travaillant, avec le succès que l’on sait, à la mise en place d’une politique innovante en termes d’investissement, de création d’emploi et dans les domaines de l’agriculture, de gestion de la problématique de l’eau, du transport aérien, du tourisme, de l’énergie, de la digitalisation et de la réforme de l’administration.
Ce dernier secteur est aussi un exemple concret de l’engagement du gouvernement en faveur de l’amazigh, puisqu’une feuille de route de 25 points a été adoptée. Le budget alloué à la mise en œuvre du caractère officiel de la langue a déjà atteint 800 millions de dirhams (en 2024) et sera porté à un milliard de dirhams d’ici 2026.
Contexte difficile, effort redoublé
Et tout cela dans un contexte fort difficile, puisque le Royaume a subi de plein fouet, comme ailleurs dans le monde, les effets de la montée de l’inflation. Là encore, un panier de mesures a été mis en place pour soutenir le pouvoir d’achat des ménages, en décrétant par exemple des aides exceptionnelles au secteur du transport, en plus du renforcement du budget de la Caisse de compensation et du soutien aux secteurs sociaux. Cela en réalisant la prouesse qu’aucun gouvernement n’a pu accomplir par le passé, de ne toucher à aucun centime du budget d’investissement. Au contraire, cette ligne budgétaire a même été revue à la hausse (passant de 245 MMDH en 2022 à 300 MMDH en 2023 et 335 MMDH en 2024), tout en concentrant les efforts du gouvernement sur l’aide aux personnes en situation de vulnérabilité sans toucher aux équilibres macroéconomiques de notre pays.
Un seul chiffre peut résumer cette démarche : le gouvernement a mobilisé 9,5 milliards de dirhams, en 2023 et en 2024, pour couvrir les cotisations des adhérents du régime AMO-Tadamon qui bénéficie aujourd’hui à 4 millions de ménages.
Les choix économiques et sociaux faits par le gouvernement ont permis à notre pays d’améliorer sa croissance (passant de -7% en 2020 à 7% en 2021, puis 1,3% en 2022 et 3,2% en 2023), réduire le déficit budgétaire, ressusciter le secteur touristique et améliorer le niveau des IDE, ce qui a d’ailleurs fait de notre pays une plateforme attractive des investissements étrangers, aussi bien au niveau régional qu’international. Le gouvernement, soutenu par une majorité solide et cohérente, – on a eu l’occasion de le constater lors du renouvellement il y a quelques jours des instances de la première Chambre –, est déterminé à poursuivre sur cet élan et, selon Aziz Akhannouch, à «continuer à mettre en œuvre tous ses engagements envers les citoyens pris dans le cadre de son programme, pour un Maroc d’intégration, de développement et de dignité».
L’Exécutif a d’ailleurs trouvé pour cela un slogan, à la fois mobilisateur que fédérateur et résumant sa démarche de concertation et d’ouverture : «Finissons ensemble» les chantiers ouverts. Une invitation aux autres partenaires, sociaux, législatifs et institutionnels à continuer le chemin ensemble.
