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Pouvoirs

En Couv’. Action gouvernementale, les douze travaux d’Akhannouch (3/3)

Santé, qualité, proximité et efficacité. Emploi, la priorité de l’étape prochaine. Dialogue social, la confiance reconquise. Lutte contre l’inflation, le Maroc en modèle.

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Santé, qualité, proximité et efficacité
Une faculté de médecine et de pharmacie dans chaque région (8 sont déjà ouvertes, 3 sont en projet et les trois régions du Sahara en comptent 2), un CHU par région, (Dakhla-Oued Eddahab va également disposer de son CHU dans le cadre d’un partenariat public-privé), des Centres hospitaliers provinciaux (CHP) entièrement équipés dans presque toutes les provinces, des centres de santé de proximité et bientôt le médecin de famille pour le volet prévention. Le système de santé ainsi imaginé et déployé par le gouvernement est simple. Chaque citoyen doit avoir droit aux soins de qualité près de chez lui, être soigné par un médecin issu du même environnement et formé dans la même région. Le système est en passe d’être régionalisé avec des Groupements sanitaires territoriaux qui piloteront la politique de santé dans chaque région.
En parallèle, et dans le cadre d’une politique de complémentarité, le gouvernement encourage l’émergence d’un secteur privé performant et solide, que ce soit en matière d’enseignement ou de soins. Aussi, le gouvernement a procédé à la mise en place d’un système de rémunération motivant pour les professionnels de la santé, couplé à une augmentation des capacités de formation. L’objectif d’étape étant d’atteindre, sur ce volet, les normes de l’OMS de 45 professionnels de santé pour 10.000 habitants d’ici 2030. Même bien avant. La création de la Haute Autorité de santé, de l’Agence marocaine des médicaments et des produits de santé, et de l’Agence marocaine du sang et de ses dérivés complète la réforme. Pour mettre tout cela en musique, un système d’information intégré est prévu.
L’installation de ce (SI)dans toutes les structures hospitalières avec le déploiement du matériel informatique et la conception du Dossier médical partagé, en cours, va moderniser complètement le système de santé. Il sera ainsi en mesure d’assimiler la généralisation de l’AMO tout en offrant un niveau de soins de qualité. Pour ce faire, le gouvernement met en place les moyens financiers nécessaires. Le budget du ministère est passé à 30 milliards de dirhams en 2024, soit 9% de plus que celui de l’année d’avant, lui-même en hausse de 20% en glissement annuel.

Emploi, La priorité de l’étape prochaine
C’est pour ainsi dire l’un des rares points, sinon le seul, sur lequel la gestion du gouvernement est critiquée : l’emploi. Et comme il y a toujours cette polémique en termes de statistiques entre les chiffres exacts et prouvés par le gouvernement, les résultats des sondages du HCP, l’opposition parlementaire et autres ne se sont pas fait prier, accusant même l’Exécutif de détruire les emplois. Pourtant, même si l’on ne peut pas nier l’impact réel de cinq années consécutives de sécheresse sur l’emploi rural et la stagnation du secteur de l’immobilier et des BTP, n’empêche que d’autres secteurs, comme l’industrie et les services, continuent à créer de l’emploi. Et en tenant compte de la particularité du contexte actuel avec le déploiement des aides directes, tout cela a eu un impact perceptible sur le taux de chômage. Le gouvernement en est conscient, c’est l’entreprise qui crée les emplois. C’est pour cela qu’une fois aux affaires, l’équipe Akhannouch a non seulement appuyé le programme de création d’entreprises (Intelaka), mais il a mis en place une nouvelle initiative (Forsa). En parallèle, le ministère de l’Insertion économique a lancé un vaste programme d’emplois à durée variable, Awrach qui est un programme singulier, puisqu’il touche l’ensemble du pays et permet en plus d’un travail rémunéré la garantie d’une formation. Le gouvernement a même pu, dans le cadre de cette initiative, convaincre plusieurs entreprises de convertir ces contrats de travail à durée limitée pour des CDI pour au moins une dizaine de milliers de bénéficiaires. Et si les deux premières années n’ont pas été spectaculaires en termes de création d’emploi, il n’en reste pas moins que, rien que pour l’année 2023, la CNSS a comptabilisé plus de 300.000 nouveaux déclarés. C’est le véritable baromètre du marché de l’emploi. Le gouvernement a créé plus de 621.000 emplois durant les deux dernières années. Et étant donné que le Royaume est devenu un chantier à ciel ouvert, les investissements programmés et projetés qui se comptent en dizaines, voire en centaines, de milliards de dirhams vont se traduire très prochainement en dizaine de milliers de postes d’emploi. De toutes les manières, le gouvernement est ferme, il s’engage à consacrer la prochaine étape de son action à la question de l’emploi et d’en faire une priorité nationale.

Dialogue social, la confiance reconquise
Mardi 26 mars, le Chef du gouvernement a repris contact avec les partenaires sociaux. Il a reçu successivement les trois centrales syndicales les plus représentatives en plus de la CGEM. Un nouveau round du dialogue social a été lancé. Le calendrier acté dans le cadre de l’institutionnalisation du dialogue social a été respecté. De même pour l’agenda tracé au moment de la conclusion de l’accord du 30 avril. Il y a eu certes une pause, la session de septembre 2023 n’a pas eu lieu pour des raisons connues et expliquées, mais ce n’était pas une raison pour ne pas avancer. Les trois partenaires sociaux sont, pour ainsi dire, d’accord sur l’essentiel. Notamment pour ce qui est de l’amendement du projet de loi organique relative à la grève et sur la nécessité d’aborder sans plus attendre la réforme profonde des régimes de retraite. En arriver à ce stade très avancé sur ces deux chantiers est en soi un exploit qu’aucun gouvernement n’a jamais pu approcher auparavant. Aucun gouvernement n’est arrivé à instaurer une paix sociale globale dans les secteurs les plus problématiques, l’Enseignement et la Santé. L’Exécutif n’aurait certainement pas pu y arriver sans avoir instauré la confiance entre les partenaires sociaux. C’est la clé de sa réussite et de toute réussite. C’est le trait principal du bilan, en matière du dialogue social, du gouvernement. Une fois qu’il a obtenu la confiance des syndicats et du patronat, tout le reste découle de soi. Et quand aujourd’hui le gouvernement s’est engagé à arriver à un nouvel accord vers la dernière semaine d’avril, les syndicats et le patronat sont confiants. Et cette semaine de prise de contact, les trois partenaires se mettent au travail dans le cadre des commissions créées pour ce faire. Il s’agit notamment de la Commission d’augmentation des salaires, la Commission d’amélioration des revenus, la Commission de législation, la Commission de réforme des retraites.

Lutte contre l’inflation, le Maroc en modèle
Comme beaucoup de pays, le Maroc a été frappé par une vague inflationniste aiguë. Mais alors que certains d’entre eux se débattent toujours dans la crise, le Royaume a su maîtriser cette vague, de l’avis des économistes. Sa réussite dans la maîtrise efficace de la vague inflationniste mondiale découle d’une combinaison de facteurs spécifiques à son économie, de politiques gouvernementales précises et d’une stratégie monétaire efficace. Pourtant, personne ne s’attendait à ce qu’un pays comme le nôtre, confronté à une sécheresse sans précédent durant les quarante dernières années et une montée du chômage, arrive à faire face à l’inflation avec une telle rapidité. Et cela n’a certainement pas été facile.
Le gouvernement a mis en place une panoplie de mesures tout aussi efficaces et précises les unes que les autres. Cela va de la subvention des produits qui le sont encore, soit le gaz, le blé et le sucre, mais aussi indirectement l’électricité et le transport via des aides sectorielles. En comptant la dernière tranche servie début mars dernier, le gouvernement aura injecté selon les derniers chiffres 8 milliards de dirhams de subvention au profit des professionnels du secteur. Le gouvernement a également accordé des subventions au secteur agricole d’abord pour faire face à la sécheresse et, l’année dernière, pour la première fois, pour contenir le renchérissement des coûts des intrants. C’est ainsi que des subventions directes ont été accordées aux agriculteurs pour la saison 2023-2024 afin de réduire les coûts de production de la tomate, des oignons et de la pomme de terre. Ce qui, combiné à des restrictions sur l’exportation de certains produits, a eu un effet immédiat, puisque le taux d’inflation a nettement reculé au terme des premiers mois de cette année. On pourrait également évoquer un réaménagement de la TVA, dans le cadre de la réforme fiscale, avec l’annulation de cette taxe sur les médicaments et sa réduction pour plusieurs produits de base.
La banque centrale y est allée, elle aussi, par sa contribution en augmentant le taux directeur. Ce qui a fait que le taux d’inflation qui culminait à 6,6 en 2022 et 6,1 l’année dernière n’était plus que de 0,9 (à fin mars). Un modèle de réussite qui n’a pu être réalisé sans une gestion proactive du gouvernement et la mise en place d’une stratégie multidimensionnelle.