Pouvoirs
Dialogue social : Le pari gagnant de la mise en œuvre
A l’issue des différents rounds du dialogue social, l’Exécutif avait pris un ensemble d’engagements qui vont dans le sens de l’amélioration des revenus de diverses catégories sociales. Et il les acte au fur et à mesure. La preuve par les fiches de paie.
C’est un gouvernement qui honore ses engagements. Il en a fait sa marque de fabrique et continue sur cette lancée qu’il a fait sienne depuis son entrée en action. La preuve par les actes.
Pas plus tard que fin juillet dernier, les fonctionnaires en ont eu, s’il en fallait encore, une nouvelle preuve. Ils ont, en fait, vu leurs émoluments nantis de 500 dirhams. Soit la deuxième tranche de la révision des salaires après une première, de la même valeur, actée en juillet 2024.
Une augmentation des salaires qui entre, en fait, dans le cadre de la mise en œuvre des accords sociaux conclus entre le gouvernement et les partenaires sociaux et économiques en avril 2024.
Pour rappel cette révision à la hausse généralisée a bénéficié à tous les fonctionnaires des administrations publiques, des collectivités territoriales et des établissements publics qui n’ont pas bénéficié d’une revalorisation de leurs salaires, comme le rappelait un communiqué du département du chef du gouvernement qui avait sanctionné la session d’avril du dialogue social.
Le gouvernement agit et avance
Outre la récente augmentation, l’Exécutif a veillé, à la faveur des dialogues sectoriels, à mettre en œuvre une batterie de mesures qui ont permis d’améliorer les revenus des fonctionnaires, et partant leur pouvoir d’achat.
Le cas notamment du secteur de l’Education nationale qui s’est vu accorder un budget de pas moins de 17 milliards de dirhams, mais aussi l’Enseignement supérieur pour lequel une enveloppe de 2 milliards de dirhams a été mobilisée ou encore la Santé pour un coût financier d’environ 3,5 milliards de dirhams.
Or, tous ces efforts financiers consentis ne font que bonifier le capital confiance qui prévaut entre le gouvernement et les partenaires sociaux.
A cela il faudra aussi additionner la révision du régime de l’impôt sur le revenu, entré en vigueur dès janvier dernier dont l’impact s’est ressenti à travers l’amélioration des salaires des différentes catégories de plus de 400 dirhams. Le tout portant sur une enveloppe de 6 milliards de dirhams.
Le secteur privé n’est pas en reste. En effet, il sera procédé à l’augmentation du salaire minimum garanti dans les activités non agricoles et agricoles à hauteur de 5% dont l’entrée en vigueur est prévue respectivement le 1er janvier et le 1er avril 2026, de même qu’il sera procédé à l’unification progressive du salaire minimum garanti à l’horizon 2028.
Et ce, «à travers l’étude des moyens et mesures à même de mettre en œuvre cet engagement».
Or, tout cela n’aurait été possible sans «la conjugaison des efforts de l’ensemble des partenaires concernés et de leur implication positive dans la mise en œuvre des résultats des accords sociaux».
C’est à en déduire que le gouvernement Akhannouch ne s’approprie pas à lui seul les avancées, mais tient toujours à reconnaître l’implication active des partenaires sociaux. Un bonus de plus.
Volontarisme et approche consensuelle
Dans ce même état d’esprit constructif, un dialogue responsable autour de la réforme des régimes de retraite est enclenché.
C’est dans ce sens d’ailleurs que le chef du gouvernement a présidé, le 17 juillet dernier, une réunion de la commission nationale chargée du suivi du dossier des retraites, et ce en application des issues de la réunion tenue lors de la session d’avril par la Haute commission du dialogue social.
A cette occasion, Aziz Akhannouch s’est fait fort de réitérer «la forte volonté du gouvernement de traiter ce dossier social important, dans le cadre d’une démarche participative, basée sur la confiance, qui constitue un choix stratégique du gouvernement».
Il a noté, dans ce sens, «que cela s’inscrit dans le sillage de la mise en œuvre des réformes fondamentales, qui consacrent les droits des fonctionnaires, des salariés et des retraités, préservent la compétitivité des entreprises, garantissent l’équilibre financier des régimes de retraite ainsi que leur pérennité et qui contribuent au renforcement de la paix sociale».
Or, si certaines voix optent pour l’alarmisme à tout va, le gouvernement, lui, demeure confiant et déterminé pour dénouer l’écheveau d’une problématique dont la résolution se conjugue à l’urgence.
Une urgence à laquelle tout le monde convient, bien que l’appréciation des modes opératoires reste sujette à des nuances selon l’angle de vue des différents partenaires sociaux. Toujours est-il que tout porte à croire que les partenaires sociaux vont finir par trouver un terrain d’entente de nature à répondre aux attentes des uns et des autres.
D’ailleurs, dès la rentrée on y verra un peu plus clair. En effet, les différents partenaires sociaux ont convenu de lancer une série de réunions à partir du mois de septembre prochain.
L’objectif étant de s’appesantir sur «les différentes propositions portées par toutes les parties et de partager les données techniques des différentes caisses de retraite, dans l’objectif d’aboutir à un diagnostic unifié et précis de leur situation actuelle», avait fait savoir la ministre des l’Economie et des finances, Nadia Fettah.
Avec pour mot d’ordre, «la nécessité de travailler sérieusement et conjointement pour traiter ce dossier». Et ce, en vue d’aboutir de manière consensuelle permettant d’«élaborer un cadre adéquat tout en s’accordant sur des mécanismes de travail», qui seront le fruit d’une démarche consensuelle.
En définitive, le gouvernement tient mordicus à ce que les choix de l’avenir puissent répondre à l’un des impératifs qu’il s’est imposé : la concertation pour déboucher sur une approche consensuelle, bâtie sur le socle de la confiance, pour aboutir à assurer la pérennité des régimes de retraite. C’est l’enjeu et l’objectif.
Des chiffres qui parlent !
L’importance de la récente révision à la hausse des salaires des fonctionnaires ne se réduit pas uniquement à sa valeur monétaire, mais aussi au nombre des personnes qui en ont bénéficié. Certains chiffres sont assez éloquents en la matière.
En effet, c’est une population de près d’un million d’agents du secteur public qui ont été heureux de voir leurs revenus améliorés.
A ce chiffre, il faut également additionner pas moins de 330.000 fonctionnaires du département de l’Eduction nationale qui avait bénéficié d’une revalorisation généralisée de 1.500 dirhams d’un seul coup. Une augmentation, faut-il le rappeler, sans précédent dans les annales.
Dans le secteur de l’Enseignement supérieur, ce sont pas moins de 15.000 enseignants chercheurs qui ont vu leurs salaires améliorés.
Rien que ces deux secteurs en disent long sur l’étendue des populations bénéficiaires des revalorisations successives, auxquelles il faudrait ajouter les milliers de fonctionnaires et administrateurs et autres infirmières et infirmiers relevant du secteur de la Santé.