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Benslimane : Décollage imminent

Il y a l’usine de médicaments et il y aura le Grand Stade, adossé à plusieurs autres chantiers, dont une gare LGV. À double vocation touristique et agricole, mais de plus en plus industrielle, Benslimane est promise à un avenir radieux. Avec à la clé dix grands projets, réalisés ou à sortir de terre.

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Aïn Jebbouja, commune de Mansouria relevant de la province de Benslimane. C’est d’ici que se dessine l’autosuffisance, ou presque, du Royaume en matière de médicaments, voire du continent africain dans son ensemble. On s’en souvient, en juillet 2021, le gouvernement marocain et un consortium bancaire marocain signent un accord avec l’un des leaders mondiaux de développement d’unités de fabrication biotechnologique, le laboratoire suédois Recipharm. Objectif annoncé : création d’un centre de production Fill & Finish d’une vingtaine de vaccins dans le Royaume. Construite sur une superficie de 42 hectares, l’unité industrielle est la plus grande plateforme de son genre sur le continent africain avec, à terme, un investissement de 500 millions d’euros.

Dans la même commune, à quelques encablures de ce site, sera érigé le Grand Stade de Casablanca. Là encore, nous sommes en plein dans les superlatifs ! Puisqu’il s’agit, bel et bien, de la plus grande infrastructure en son genre en Afrique. Jugez-en : une capacité d’accueil de 115.000 places assises et une assiette foncière de 100 hectares, sur laquelle seront érigés le stade ainsi que ses équipements annexes et complémentaires. Avec à la clé un investissement prévisionnel de 5 milliards de dirhams. Au-delà du football, et du rendez-vous du Mondial 2030, cette infrastructure titanesque, à 38 kilomètres de la métropole, constituera une belle vitrine pour la province de Benslimane en la mettant sur tous les radars à l’international. Avant, au cours et après le rendez-vous planétaire. Une province aussi qui pourrait devenir un noyau pour l’industrie militaire marocaine naissante.On le voit, elle est en train de s’inscrire loin de l’équation vieillotte qui réduisait l’économie de cette ville à la double vocation agriculture et tourisme. Quand bien même ces deux composantes garderaient leur importance pour son développement.

Et encore…
Avec ces projets et d’autres encore à voir le jour, la jeune province de Benslimane, créée en 1977, est pour le moins promise à un radieux avenir. Un avenir qui s’adosse à un présent où elle tire une partie de son élan du fait qu’elle se trouve, à distance quasi égale, entre deux métropoles, à savoir Casablanca et Rabat. Ouverte sur l’océan Atlantique, avec un littoral long de 35 kilomètres, la province dispose d’un énorme potentiel touristique qui ne demande qu’à être valorisé davantage. Mais pas que. Outre son côté balnéaire, la province peut aussi être considérée comme l’une des destinations les plus prisées en termes de tourisme vert, et ce, de par le fait qu’elle est adossée à un espace forestier de pas moins de 57.000 hectares, qui représente 25% de la superficie globale de la province. Un espace permettant, entre autres activités, la randonnée, l’équitation, la course, l’athlétisme. La province est également dotée d’un golf et d’un centre international pour les jeunes à Bouznika. C’est dire que l’écotourisme a de beaux jours devant lui.
D’autres atouts touristiques, dont la revalorisation s’impose, ne sont pas à négliger, notamment les sites Kasbat Bouznika, Kasbat El Mansouria, Lac du barrage Oued El Maleh, les rives de l’Oued N’fifikh, les gorges de Aïn Dakhla, etc.

L’industrie sur les rails
Il est à noter, en outre, que le tissu économique de la province reste marqué par une forte dominance du secteur primaire (agriculture, élevage, aviculture) qui emploie environ la moitié de la population active d’un territoire constitué de 58% de surface agricole utile, 22% de forêts et 20% de parcours. Mais cela ne limite nullement son potentiel au niveau industriel, notamment avec la zone de Bouznika, en réhabilitation, ou encore la zone d’activité économique de Benslimane, auxquelles il va falloir ajouter deux nouvelles zones, Lakhyayta Park Industries et Soualem Park Industries qui vont entrer en service dans les mois à venir. Deux nouvelles locomotives qui induiront à la fois la création de la valeur ajoutée et des milliers d’opportunités d’emploi.

Côté agriculture (56% de la superficie globale), la province dispose de plusieurs zones agricoles, dont la zone littorale spécialisée dans le maraîchage, la viticulture et l’élevage bovin, ainsi que les zones centrale et sud-ouest spécialisées, elles, dans les céréales et l’élevage.

Sa position géographique et sa proximité avec Casablanca et Rabat font que cette province tire aussi profit d’un immense réseau d’infrastructures routières, urbaines, aéroportuaires et portuaires. Tout un ensemble, dont les maillons se complètent, à même de favoriser la valorisation des énormes potentialités naturelles dont elle regorge, mais aussi qui constitue un levier d’attractivité en matière d’investissements qu’il soit local ou international. D’autant plus qu’elle revendique de multiples vocations de nature à lui assurer un essor socioéconomique d’envergure.

Or, avec les multiples chantiers réalisés ou ceux programmés, sa visibilité en tant que terre promise pour l’investissement se renforce au fil du temps.

Benslimane peut également compter sur d’autres projets d’envergure. Particulièrement en matière d’infrastructures. En effet, si aujourd’hui elle est connectée au réseau ferroviaire, l’arrivée de la LGV, qui va desservir le Grand Stade représente un levier de plus. Le dédoublement et la réhabilitation de la route côtière reliant les communes de Cherrat, Bouznika et Mansouria participeront également à libérer les potentialités de la dynamique de développement de la province. À cela, il faudra aussi additionner l’importance et l’apport que constitue le chantier de l’autoroute continentale entre Rabat et Casablanca, qui passera par le territoire de Benslimane.

D’autres projets devront booster l’élan de développement de toutes les composantes de la province. C’est tout naturellement qu’on pense à Dar Baroud Tbourida ou encore au réaménagement du site du lac du barrage Oued El Maleh, ce dernier devant drainer les investisseurs pour promouvoir davantage l’offre touristique de la province.