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Akhannouch salue la dynamique positive du secteur industriel, qui emploie désormais 985.000 personnes

Lors de la 3ème Journée nationale de l’industrie à Rabat, le Chef du gouvernement Aziz Akhannouch a mis en lumière la forte progression du secteur industriel marocain, qui double son effectif en dix ans avec 985.000 salariés, et les exportations manufacturières en hausse de 64 % depuis 2019. Il a également souligné les initiatives gouvernementales pour consolider la souveraineté industrielle, stimuler la transition énergétique, renforcer la compétitivité du « Made in Morocco » et créer plus de 100.000 emplois grâce à la formation et aux TPME.

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À l’occasion de la 3ème édition de la Journée nationale de l’industrie (JNI) tenue à Rabat, le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a salué la dynamique positive du secteur industriel marocain, qui emploie désormais près d’un million de personnes, soit le double d’il y a dix ans. Porté par les Hautes Orientations Royales, le secteur confirme son rôle moteur dans la transformation économique du Royaume grâce à ses performances remarquables en matière de croissance, d’exportations et d’investissements.

«Aujourd’hui, nous pouvons être fiers de la progression du secteur industriel grâce à l’impulsion donnée par les Hautes Orientations royales», a déclaré Akhannouch. Il a souligné que la valeur ajoutée des activités non agricoles a enregistré une hausse notable, passant de 3,7 % en 2023 à 4,5 % en 2024, tandis que celle des industries manufacturières a progressé de 3,1 % à 3,3 % sur la même période.

Le Chef du gouvernement a également rappelé que les investissements directs étrangers continuent de soutenir le secteur industriel, représentant plus de 35 % du total des IDE au cours des trois dernières années. Les exportations industrielles ont, elles, augmenté d’environ 64 % depuis 2019, passant de 243 milliards de dirhams à plus de 398 milliards de dirhams en 2024, portées par le dynamisme du secteur automobile et aéronautique, des phosphates et de ses dérivés, ainsi que de l’agroalimentaire.

Les produits manufacturés représentent désormais près de 87 % du total des exportations nationales.

Cette forte dynamique a également eu un impact sur l’emploi : 46.000 postes nets ont été créés dans le secteur industriel en 2024, contre 7.000 l’année précédente, portant l’effectif total à plus de 985.000 salariés.

Akhannouch a indiqué que cette performance s’inscrit dans le cadre d’une économie nationale solide, avec un taux de croissance de 3,8 % l’an dernier, attendu à 4,8 % d’ici la fin de 2025, une inflation maîtrisée à 0,9 % fin septembre, un déficit budgétaire ramené à 3,5 % du PIB et un taux d’endettement réduit à 67,4 % du PIB à fin 2024.

Vers une souveraineté industrielle et un « Made in Morocco » compétitif

Conscient de l’ampleur des défis auxquels fait face l’industrie nationale dans un contexte mondial marqué par des crises successives, le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a réaffirmé la volonté de l’exécutif de préserver la dynamique du secteur industriel.

Pour y parvenir, plusieurs initiatives ont été lancées afin de consolider la souveraineté industrielle du Maroc et de renforcer la compétitivité du label «Made in Morocco».

Akhannouch a rappelé, à cet égard, que le gouvernement poursuit la mise en œuvre du programme « Banque de projets industriels », qui connaît un fort engouement auprès des porteurs de projets, avec plus de 1.900 dossiers déposés. En partenariat avec la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), un programme de recherche et d’innovation industrielle a également été déployé pour accompagner les entreprises, de la phase de recherche scientifique jusqu’à la production.

Depuis son lancement en 2022, ce programme a permis de financer 160 projets innovants, pour un investissement global d’environ 852 millions de dirhams, a-t-il précisé.

Le Chef du gouvernement a également mis l’accent sur la transition énergétique, devenue un levier essentiel pour la compétitivité du secteur industriel. Le Maroc, a-t-il rappelé, mise sur une production décarbonée en facilitant l’accès des industriels aux énergies propres, dont l’hydrogène vert. Cette offre nationale, qui suscite l’intérêt de grands acteurs mondiaux, s’inscrit dans la vision de SM le Roi Mohammed VI, visant à faire de ce secteur un moteur de la transition énergétique et du développement durable du Royaume.

Sur le volet de l’emploi, Aziz Akhannouch a rappelé que le gouvernement a mis en place une feuille de route nationale pour l’emploi, dans laquelle le secteur industriel occupe une place stratégique, en concertation avec la CGEM. Cette feuille de route prévoit des programmes sectoriels intégrés offrant un accompagnement technique complet, en particulier aux très petites, petites et moyennes entreprises (TPME), notamment dans les domaines du soutien à l’exportation et de la transition vers une production bas carbone.

Des mesures complémentaires, comme le système de formation par apprentissage, permettront de créer plus de 100.000 emplois, a indiqué le Chef du gouvernement, soulignant que «le secteur industriel doit être au cœur de la bataille pour l’emploi».

«C’est dans ce cadre que nous avons le plaisir de présider aujourd’hui la signature d’un ensemble de conventions visant à renforcer le tissu économique national, véritable moteur de la croissance et de l’emploi», a conclu le Chef du gouvernement.