Un nouveau parti politique en gestation

Le MLD, initié en partie par des MRE, vient enrichir une scène politique dans laquelle évoluent 34 partis.

Une nouvelle formation politique est en train de voir le jour. Le «Mouvement pour la liberté et le développement», n’attend plus que le feu vert du ministère de l’intérieur pour sortir au grand jour. «Nous avons réuni toutes les conditions stipulées dans la loi sur les partis politiques et nous sommes sur le point de déposer le dossier devant les autorités compétentes», affirme Ahmed Fadli, l’un des initiateurs de ce projet.

Projet qui réunit à la fois des Marocains résidents à l’étranger, mais aussi des Harakis en rupture de ban avec leur parti, le MP, et ils sont les plus nombreux, des anciens membres du RNI et du Parti de l’action. Certes, il ne s’agit pas de figures connues, mais «nous avons pu convaincre un nombre important d’élus aussi bien au niveau des communes que des autres assemblées locales de toutes les régions du pays, avec une prédominance de la région de Meknès-Tafilalet et de Fès-Boulmane», affirme ce membre fondateur du parti. La nouvelle formation qui vient enrichir un champ politique déjà fort de plus de 34 partis, se donne comme objectif de stimuler l’investissement.

«Beaucoup de nos concitoyens du monde, d’Europe, d’Amérique, d’Afrique voudraient investir dans leur pays d’origine et ne trouvent pas appui. C’est pour cela qu’ils ont tenté de créer un parti politique mais la loi ne les y autorise pas. Ils se sont donc associés à notre groupe pour lancer cette formation», affirme M. Fadli. Le congrès constitutif est attendu dans les deux mois à venir. Le nouveau parti vise déjà les prochaines élections communales et se donne pour mission de militer pour une représentation conséquente des MRE dans le prochain Parlement.

Ce parti porte donc à quatre le nombre de projets de partis politiques initiés depuis la promulgation de la nouvelle Constitution. Les trois autres projets, le Parti du printemps démocratique marocain, le Parti populaire moderniste et la Coalition pour la patrie, un autre projet initié par des MRE, n’ont toujours pas tenu leur congrès constitutif.

En même temps, d’autres partis ont entrepris de se regrouper dans une même entité. La fédération de la gauche démocratique qui rassemble le CNI, le PADS et le PSU devrait voir le jour sous peu. Cela alors que la fusion du Parti travailliste et du Parti socialiste dans l’USFP est déjà à un stade avancé. La fusion sera également effective dans les jours à venir. «Il suffira que le bureau politique fixe une date pour la réunion de la commission administrative qui devra la concrétiser», affirme ce cadre socialiste. Dans les régions du Nord comme dans le Gharb et à Fès où les congrès régionaux de la jeunesse ont été tenus, des jeunes des deux partis, le PT et le PS, ont déjà été intégrés.