Remaniement : pratiquement 60 jours après, toujours rien de concret

Les négociations n’ont pas encore été finalisées.

Le 17 mars 2017, Saad-Eddine El Othmani venait d’être chargé de former le gouvernement après plus de cinq mois de blocage. Le 6 avril, soit 19 jours plus tard, les négociations ont été bouclées et le gouvernement formé. Vingt jours après, il est entré en service après le vote d’investiture par la Chambre des représentants, survenu mercredi 26 avril. En tout, cela a pris à peine 40 jours au chef du gouvernement désigné pour former sa majorité, élaborer l’architecture de son gouvernement, répartir les sièges, s’entendre avec ses alliés sur un programme gouvernemental, proposer et faire voter ce programme par le Parlement. Aujourd’hui, 60 jours après avoir été chargé par le Souverain de remanier son équipe et l’enrichir avec de nouveaux profils compétents et qualifiés, il n’est pas près d’accomplir sa mission. A l’issue de l’audience royale du samedi 21 septembre, le chef du gouvernement assurait pourtant que tout allait bien et qu’il n’y avait aucun blocage. On affirme également, ici et là, que l’architecture du gouvernement est prête et que le nombre de ses membres sera réduit d’au moins le tiers. Dans une réunion interne de son parti, le chef du gouvernement qui, de par la Constitution, se limite à proposer des candidats, assure que les nouveaux membres du gouvernement seront choisis parmi les membres des partis de la coalition. En tout cas, à l’heure où nous mettions sous presse, le chef du gouvernement se trouvait en déplacement à New York où il représentait le Maroc à la 74e assemblée générale de l’ONU. Peu avant son envol pour le siège de l’organisation mondiale, il était question de rencontres individuelles avec les chefs de la majorité pour discuter de la répartition des sièges dans la nouvelle équipe.