Quel est le rôle du wali ?

Hormis le statut spécial de Rabat où le wali est lui-même ordonnateur de paiement et dispose donc du budget de la ville, dans les autres villes, il ne fait que s’assurer que les finances de la ville sont bien tenues.

Les walis (et gouverneurs), en leur qualité de représentants de l’Etat et d’interlocuteurs principaux des instances élues qui représentent la population, assurent la tutelle du ministère de l’intérieur sur ces assemblées locales élues. Ils coordonnent également l’action des différents départements ministériels à travers leurs représentations locales. Le wali peut intervenir directement dans le cas extrême pour assurer le fonctionnement des assemblées locales. Nous l’avons vu pendant la crise en 2011 et 2012, à Casablanca comme à Tanger, au moment où les tiraillements politiques ont empêché le vote du budget, il a fallu l’intervention des walis des deux villes pour débloquer la situation. En attendant la charte de déconcentration, à la promulgation de laquelle a appelé le Souverain dans son discours du 11 octobre dernier, et surtout la mise en œuvre de la régionalisation avancée, les walis (et gouverneurs) se préparent déjà à jouer un nouveau rôle. Sa mission sera certainement appelée à évoluer de simple représentant de l’autorité centrale d’une région, de l’autorité de tutelle dans une commune urbaine à un acteur central du développement local. En d’autres termes, et en vertu du dahir de 1977, il est représentant du Roi. Selon la Constitution, il est le représentant de l’Etat et pour reprendre les termes de la Lettre royale de janvier 2002 et de ses textes d’application, il est le représentant du gouvernement et de chacun des ministres. Il est en outre investi de la fonction d’exécutif de l’assemblée provinciale et du conseil régional. Il exerce, par délégation du ministre de l’Intérieur, la tutelle sur les collectivités locales. Suite à la Lettre royale du 9 janvier 2002, le wali s’est vu conférer des attributions en matière de promotion des investissements.