Lois électorales : les premières propositions du gouvernement

Après plusieurs rounds de négociations entre les partis politiques et le ministère de l’intérieur, les choses se précisent.

Selon une source partisane, les deux partis sont en passe d’arriver à un accord, principalement sur le seuil électoral et la liste nationale des jeunes de moins de 40 ans. Ainsi, et selon les termes de cet accord, le seuil de représentativité électoral devrait être ramené à 3% pour les circonscriptions locales, contre 6% auparavant. Celui relatif aux deux listes nationales restera inchangé à 3%. A ce propos, la liste des femmes (60 sièges) ne sera pas touchée. Par contre, celle des jeunes de moins de 40 ans et de sexe masculin (30 sièges) sera également ouverte au sexe féminin. Cela dans l’objectif d’assurer une plus grande représentativité des femmes dans l’institution parlementaire.

Le ministère de l’intérieur vient de faire part de ces décisions aux chefs des partis, affirme la même source. Elles ont été prises à la demande de la majorité des partis reçus, lors des rencontres étalées sur près d’un mois, par le ministère de l’intérieur. Bien sûr, cela ne rentre pas dans les calculs du PJD qui a toujours soutenu un seuil élevé, ni dans ceux de l’Istiqlal qui militent pour le même choix. Le RNI, dans une récente missive adressée au chef du gouvernement opte également pour le maintien d’un seuil à 6% pour éviter la balkanisation de la scène politique. L’USFP, le PPS et d’autres partis, eux, se sont prononcés pour un abaissement, voire une annulation, de ce seuil. La décision n’est pas non plus définitive, elle sera présentée au Parlement pour débat et vote. Et là, les partis auront, de nouveau, leur mot à dire. Le financement de la campagne électorale des partis, le découpage électoral et le vote des MRE suscitent également des positions controversées chez les partis politiques.