Le projet de loi relatif à l’amazigh franchit l’étape de la deuxième Chambre

Le texte a été voté par 30 conseillers, trois autres se sont abstenus et personne n’a voté contre.

La Chambre des conseillers a approuvé à l’unanimité, mardi 23 juillet, le projet de loi organique 26-16 définissant le processus de mise en œuvre du caractère officiel de l’amazigh, ainsi que les modalités de son intégration dans l’enseignement et dans les domaines prioritaires de la vie publique. Le texte a été voté par 30 conseillers, trois autres se sont abstenus et personne n’a voté contre. Lors des débats en commission, les élus du PJD ont tenté de revenir sur l’adoption du tifinagh comme alphabet de transcription de la langue amazighe. Le groupe parlementaire du parti islamliste a, ainsi, déposé un amendement de l’article 1, visant à supprimer le troisième alinéa qui instaure justement le tifinagh. L’amendement a été rejeté, bien sûr, comme d’ailleurs l’ensemble des amendements proposés par la CDT et le PPS. Le texte voté par les conseillers a, néanmoins, subi quelques légères modifications. En conséquence, il sera proposé, pour une deuxième lecture à la première Chambre. Il devrait donc passer, encore une fois, par la case débat et adoption en commission et en séance plénière. Une fois qu’il aura franchi cette étape, il sera soumis à l’appréciation de la Cour constitutionnelle. Pour le gouvernement, ce projet de loi organique vise à renforcer la communication en amazigh dans différents domaines prioritaires de la vie publique, comme étant une langue officielle du pays et un capital commun de tous les Marocains sans la moindre exception. Ce projet de loi organique a également pour objectif de «soutenir les valeurs de cohésion et de solidarité nationales en préservant cette langue et en protégeant le patrimoine culturel et urbain amazigh». Notons que le projet de loi organique relatif au Conseil national des langues et de culture marocaines a été également été adopté lors de la même séance.