La création de la Haute autorité de la santé et de l’Agence nationale du médicament au menu du prochain Conseil de gouvernement

Un Conseil de gouvernement placé sous le signe de la mise à niveau du système national de santé se tiendra ce jeudi 1er décembre, sous la présidence du chef du gouvernement, Aziz Akhannouch.

Le Conseil examinera cinq projets de loi, dont le premier porte création de la Haute autorité de la santé, alors que le deuxième est relatif à la création des groupements sanitaires territoriaux, indique un communiqué du département du chef du gouvernement.

La Haute Autorité de la santé est, pour rappel, une institution considérée comme stratégique qui œuvrera à la régulation de la couverture médicale obligatoire et à l’évaluation de l’efficacité des prestations dispensées par les différents intervenants des secteurs public et privé.

Cette instance est également vouée à garantir une véritable continuité des politiques nationales en matière de santé et de pérenniser les plans et les grands chantiers. Elle doit aussi permettre d’assurer la convergence et la complémentarité entre la politique de santé et les orientations générales en matière de généralisation de la couverture médicale.

Le troisième projet de loi qui sera examiné par le Conseil concerne les garanties essentielles accordées aux ressources humaines des métiers de la santé, tandis que le quatrième est relatif à la création de l’Agence nationale du médicament et des produits de santé.

Cette agence qui sera dotée de l’autonomie financière vise à améliorer la gouvernance de la politique du médicament dans le Royaume. Elle aura pour missions de chapeauter le processus de développement de la politique pharmaceutique nationale et de contribuer à sa mise en œuvre, en plus d’accompagner les transformations et les défis qui se posent dans ce domaine.

Un cinquième projet de loi portant sur la création de l’Agence marocaine du sang et de ses dérivés, figure également au programme.

Le Conseil achèvera ses travaux par l’examen de propositions de nomination à de hautes fonctions conformément aux dispositions de l’article 92 de la Constitution, conclut le communiqué.