La bataille sera rude pour le PJD

Contraint à la discrétion au lendemain des attentats du 16 mai 2003, déçu à la suite d’une victoire moins importante que prévue aux élections législatives du 7 septembre, le PJD pourra-t-il se rattraper aux prochaines élections communales, étape indispensable pour entrer, à terme, à la Chambre des conseillers ?

Pour y arriver, le parti devra batailler dur pour asseoir sa présence au-delà de ses territoires traditionnels que sont les grandes villes, notamment dans les circonscriptions rurales, majoritaires dans le découpage actuel. En 2003, seuls 3 494 sièges correspondaient aux circonscriptions de plus de 25 000 habitants contre 19 450 sièges pour celles de moins de 25 000 habitants.

Au-delà, le parti devra aussi déterminer sa stratégie : «Souhaite-t-on obtenir la présidence de certaines grandes villes, cibler les villes moyennes, ou encore avoir une présence honorable dans le monde rural ?», s’interroge ce militant du PJD. En effet, tout le monde au parti n’est pas favorable à la présence du PJD dans des postes aussi visibles que celui de maire dans des villes comme Casa, Rabat ou Fès, ou du moins à l’annonce de telles ambitions dès aujourd’hui, de peur de susciter une réaction négative à l’encontre du parti.

«L’équilibre politique dans notre pays n’est pas assez solide pour qu’on puisse prétendre à la présidence du conseil dans certaines grandes villes», explique ce cadre du parti. «En revanche pour les villes moyennes comme Kénitra ou Khouribga, c’est possible»