Gagner les élections, c’est un travail de plusieurs années

• En cinq ans, le RNI a fait plusieurs fois le tour des 12 régions du Royaume • Il a pu rencontrer directement plus de 300 000 Marocains.

Pour le RNI, la boucle est bouclée. En remportant les élections de la Chambre des conseillers, mardi 5 octobre, (27 sièges sur 120, soit 22,5%) il a réussi un exploit qu’aucun parti n’a pu réaliser auparavant : gagner dans l’affilée les élections des Chambres professionnelles, le 6 août (638 sièges, soit 28,61%), des Conseils communaux (10 159 sièges, soit 31,25%), des Conseils de régions (197 sièges, soit 29,06%) et enfin, le même jour, c’est-à-dire le 8 septembre, celles de la Chambre des représentants (102 sièges, soit 25,82%).

La clé de sa réussite,  le travail puis le travail et encore le travail. Depuis fin octobre 2016, le parti a entamé un long processus de reconstruction et d’ouverture sur la société. Il a mis en place des structures de travail de tout parti qui se respecte, depuis le sommet, en d’autres termes, les instances dirigeantes, qui ont été toutes renouvelées, jusqu’aux représentations locales dans les communes les plus éloignées. Il s’est également doté, dans le souci d’encore plus d’efficience, d’une organisation de jeunes, d’une autre de femmes et d’un nombre impressionnant de coordinations, des cadres, des ingénieurs, des enseignants, des médecins… En même temps, il a entamé une ouverture engagée sur la société civile sans en attendre des retombées de nature électoraliste. Et avec cela une présence continue sur le terrain avec des actions de communication politique jusque-là inédites.

C’est un travail de longue haleine qui a fini par donner ses fruits, un travail de proximité, et un travail sérieux et engagé envers les citoyens. Il a d’ailleurs été largement récompensé. Plus de 2,1 millions de votes. Encore un exploit et un record historique. C’est 3,75 fois plus qu’en 2016. Dans les élections locales et régionales, le parti a réalisé une progression de 140% en termes de voix. C’est dire l’ampleur du travail qui a été accompli par le parti pendant les cinq dernières années. On notera au passage que c’est un jeune du RNI, Lahcen Essaady, à peine 32 ans, qui a remporté, jusque-là, le plus grand nombre de votes, soit plus de 65 600 voix dans la circonscription de Taroudant-Nord, face à un certain Abdellatif Ouahbi, un habitué, qui n’est autre que le patron du PAM et qui n’a récolté qu’un peu plus de 29 600 votes. Ce n’est qu’un exemple. Derrière tout cela, une présence permanente sur le terrain, un travail d’écoute et une capacité de capter les préoccupations et les attentes des citoyens. Le programme «100 Jours, 100 Villes» en témoigne.

Lancé il y a près de deux ans, ce programme avait pour objectif l’écoute des propositions et des priorités des habitants des villes marocaines, en particulier des petites et moyennes villes. Il a réuni 35 000 participants. C’est sans doute le plus grand programme de consultation jamais réalisé dans l’histoire des partis politiques marocains. En réalité, et durant les cinq dernières années, le parti a fait plusieurs fois le tour des 12 régions du Royaume. Ces tournées d’écoute lui ont permis de toucher directement plus de 300 000 Marocains. De ces consultations ainsi que des consultations internes sont nés le «Voie de la confiance», un recueil des priorités exprimées par les citoyens et surtout le programme électoral présenté par le parti et grâce auquel il a pu avoir la confiance des électeurs.