Fête du Trône : Une nouvelle politique intégrée pour renouveler les villes

La nouvelle stratégie initiée par S.M. le Roi en matière d’urbanisme est fondée sur une approche innovante en termes d’intégration et de cohérence des interventions publiques.

S’il n’y avait qu’un élément à retenir de la dynamique insufflée par S.M. Mohammed VI au secteur de l’urbanisme, c’est incontestablement la nouvelle politique de développement intégré des villes du Royaume. Cette stratégie éclairée est fondée sur une approche innovante en termes de transversalité, d’intégration et de cohérence des interventions publiques. Continuellement et personnellement impliqué dans cet effort, le Souverain assure par touches successives le renouveau du tissu urbain national.

Si l’on ne retient que les plus grandes villes du Royaume, Tanger a été la première à bénéficier de cette nouvelle orientation. En septembre 2013, le Souverain donnait le coup d’envoi au programme Tanger-Métropole, un plan étalé sur cinq ans, de 2013 à 2017, représentant près de 8 milliards de DH d’investissements. Lancé sur les chapeaux de roues, ce plan a déjà fondamentalement changé le visage de la métropole qui semble désormais prête à se hisser au niveau des plus grandes métropoles internationales.

Le 6 janvier 2014, c’est Marrakech qui bénéficiait de l’attention royale. A cette date, le Souverain lançait le programme «Marrakech cité du renouveau permanent». Ce plan devant être bouclé d’ici 2017, et portant sur un investissement de 6,3 milliards de DH, s’appuie sur le développement urbanistique comme fil conducteur pour renforcer la vocation naturelle de la cité. Par la suite, c’est le programme de mise à niveau urbaine intégrée de la ville de Salé qui a été enclenché le 12 février 2014 par S.M. Mohammed VI. Là encore le développement urbanistique est utilisé comme rampe de lancement pour induire une dynamique nouvelle sur d’autres plans. Ses priorités portent sur la préservation de la culture et du patrimoine de la ville, le renforcement des infrastructures de base, le développement du secteur touristique et de l’artisanat, la lutte contre l’habitat insalubre, le tout fait l’objet d’une programmation entre 2014 et 2016 pour un investissement de plus d’un milliard de dirhams. Suivra encore le 12 avril 2014 le lancement d’un programme quinquennal de développement urbain pour Tétouan doté de 5,5 milliards de DH.

Urbanisme des grands projets…

Restait Rabat qui devait bénéficier d’un plan à sa hauteur. Le contrat a été pleinement rempli avec la stratégie «Rabat, ville lumière, capitale marocaine de la culture», lancée en mai 2014. Etalée sur 5 ans pour un investissement de plus de 9,4 milliards de DH, cette vision s’articule autour de pas moins de sept principaux axes, dont la valorisation du patrimoine culturel et civilisationnel de la ville, la préservation des espaces verts et de l’environnement, l’amélioration de l’accès aux services et équipements sociaux de proximité, le renforcement de la gouvernance…

La marque du Souverain en matière d’urbanisme se décline aussi par un urbanisme des grands projets. Une méthodologie avancée de développement de méga-chantiers dont les ingrédients du succès consistent, entre autres, en un management sophistiqué, le recours à un système d’expertise internationalisée, la privatisation de l’aménagement ainsi que la mise à contribution des capitaux étrangers. Les bienfaits de cette machine sont patents. La création de la ville nouvelle de Zénata, l’aménagement de la vallée du Bouregreg, le réaménagement de l’aérodrome de Casa-Anfa…, sont tout autant de preuves de l’efficacité de cette politique. Ses concrétisations les plus ambitieuses demeurent cependant les projets Wessal Casablanca-Port et Wessal Bouregreg initiés par le fonds de fonds souverains, Wessal Capital. Les deux projets mobiliseront respectivement 6 milliards de DH et 8,7 milliards de DH pour mettre en place des pôles urbains emblématiques au niveau de Casablanca et Rabat.