El Othmani II entre en action

L’équipe compte 23 ministres et ministres délégués dont quatre femmes et six nouveaux membres.

Le gouvernement El Othmani II a été nommé mercredi 9 octobre. Il compte 23 membres dont six nouveaux ministres. Quatre femmes font partie de la nouvelle équipe. Par contre, elle ne compte plus de secrétaires d’Etat. Les ministères clés n’ont pas connu de changement.
Les Affaires étrangères, l’Intérieur, les Finances, l’Agriculture, l’Education nationale ou encore le Commerce et l’Industrie et les Habous et les Affaires islamiques gardent les mêmes titulaires. L’adage «on ne change pas une équipe qui gagne» prend ici toute sa signification. Le ministère de la santé a par contre connu la nomination à sa tête d’un connaisseur pour avoir gravi les échelons, chirurgien, professeur de l’enseignement supérieur jusqu’à devenir directeur du CHU de Fès. Il est à parier que le secteur connaîtra sous la direction de Khalid Ait Taleb une réforme importante. Entre autres changements, Nadia Fettah Alaoui, ancienne directrice générale de Saham Finances, devient ministre du tourisme, alors que Nezha Bouchareb, directrice d’un cabinet de conseil et ancienne membre de cabinet de Driss Merroune, ancien ministre de l’urbanisme, prend la tête justement du département de l’urbanisme et de l’habitat. El Hassan Abyaba, universitaire, jusque-là porte-parole de l’UC, devient ministre de la culture, de la jeunesse et des sports. Il devient également porte-parole du gouvernement. Autre nouveau profil, Driss Ouaouicha, linguiste et lauréat de l’Université du Texas à Austin et jusque-là président de l’Université Al Akhawayne, devient nouveau ministre délégué chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Il travaillera désormais en tandem avec Said Amzazi, titulaire du département de l’éducation nationale, lui-même, rappelons-le, professeur de biologie et ancien président de l’Université Mohammed V de Rabat, pour mettre en œuvre la toute nouvelle loi-cadre relative au système de l’enseignement et de la formation. Le socialiste Mohamed Benabdelkader, ancien ministre chargé de la fonction publique, prend les rênes du ministère de la justice. Après feu Mohamed Bouzoubaâ et Abdelouahed Radi, c’est le troisième usfpéiste à être à la tête de ce département. Benabdelkader vient tout juste de lancer une vaste réforme de la fonction publique. Ce sera désormais à Mohamed Benchaâboun, ministre des finances, de poursuivre ce chantier de la réforme de l’Administration. On notera que tous les partis, à part le PPS qui s’est retiré du gouvernement, sont représentés dans la nouvelle équipe. Pour les six postes qui lui sont revenus, le PJD s’est contenté d’une opération chaises musicales. A part le jeune avocat basé à Agadir, patron de la jeunesse du parti, qui s’est fait remarqué juste après l’éclatement de la crise interne, nommé ministre de l’emploi, il n’y a pas eu grand changement. L’ancien secrétaire d’Etat chargée de l’artisanat, Jamila Moussalli, remplace Bassima Hakkaoui à la tête du département de la famille, de la femme et de la solidarité sociale et Nezha El Ouafi, ancienne secrétaire d’Etat chargée du développement durable, est chargée désormais des MRE et de l’émigration. Abdelkader Amara, Aziz Rebbah et Mustapha Ramid gardent les mêmes postes. Ce dernier récupère néanmoins le département chargé des relations avec le Parlement, anciennement occupé par Mustapha El Khalfi.

Les membres du gouvernement dans sa nouvelle mouture après restructuration de l’architecture gouvernementale ont été reçus par S.M. le Roi, mercredi 9octobre, au Palais Royal de Rabat.