Travailler dans l’associatif : témoignage de Omar SAADOUN

Pour moi, c’est plus une vocation qu’un simple métier

Omar Saadoun, Chef de projet au sein de l’Institution nationale de solidarité avec les femmes en détresse (INSAF)

Travailler dans le secteur associatif est pour moi davantage une vocation qu’un simple métier. Il est fondamental de travailler avec passion et motivation pour donner plus, ne pas compter ses heures et être disponible. Je participe à un des nombreux projets de l’INSAF visant à lutter contre le travail domestique des petites filles âgées de 6 à 12 ans dans la province de Chichaoua (région de Marrakech-Tensift-El Haouz). Comme beaucoup d’autres femmes, ce sont des personnes en détresse et notre mission consiste à leur venir en aide. Ce sont généralement des personnes qui ont tout perdu y compris leur dignité. Notre agenda est donc chargé. Chaque jour, je me consacre avec dévouement à une cause fondée sur l’amélioration continue des conditions de vie des plus déshérités. Cela me procure au quotidien une énorme satisfaction.
Je tiens toutefois à souligner que, de manière générale, malgré le poids socio-économique grandissant du secteur associatif marocain, les ressources humaines qualifiées sont rares. De plus, tout le monde n’est pas disposé à se mettre au service des autres.