Témoignages : comment ils ont vécu leur période d’essai

La période d’essai permet de se faire une idée concrète du métier
C’est le moment idéal pour montrer ce que l’on vaut.

Sylvie F. , Journaliste : la période d’essai permet de se faire une idée concrète du métier

Je suis arrivée au Maroc suite à un entretien pour occuper un poste de styliste dans un magazine de mode. Il était entendu que la période d’essai serait rémunérée et qu’elle serait d’une durée d’un mois. J’ai donc pris une chambre d’hôtel en fonction du salaire qui m’avait été proposé. Comme je voulais absolument ce poste, j’y ai mis tout mon cœur et, du coup, on m’a titularisée à l’issue de ce premier mois. Je n’ai rien gagné, financièrement parlant, mais je pense n’avoir rien perdu non plus. Si je n’avais pas eu cette opportunité, je n’aurais pas pu m’installer dans un pays étranger, avec tous les frais que cela implique, au moyen de mes seules économies. En outre, cela m’a permis de me plonger tout de suite dans le bain et d’enrichir mon curriculum vitae, tout en me faisant d’emblée des contacts qui se sont révélés utiles par la suite. Tout au long de la période d’essai, j’avoue que j’étais sous pression car je n’avais pas la moindre garantie de rester. Mais souvent la pression fait qu’on donne le meilleur de soi-même. Au pire, cela m’aurait permis de passer des vacances originales ! Je trouve qu’il est normal d’avoir au moins un mois de test quand on arrive dans une nouvelle entreprise. C’est une relation à double sens : on doit plaire à l’employeur, mais on doit également jauger l’adéquation de ses envies avec le terrain. Une annonce d’emploi ne reflète pas forcément la réalité. La période d’essai permet de se faire une idée concrète du métier et/ou de changer d’avis, ce qui est un droit aussi.

Hicham B. , Chef de projet dans une agence de communication : c’est le moment idéal pour montrer ce que l’on vaut

Ma période d’essai a duré trois semaines. Mon patron m’avait fait savoir dès notre premier entretien que mon profil était celui qu’il recherchait, mais qu’il fallait me familiariser d’abord avec les outils de travail et l’environnement en général.
S’il est vrai que je n’avais pas de doute sur ma capacité d’adaptation et d’intégration, je n’avais pas non plus de doute sur le fait que, contrairement à ce que voulait me faire croire le «boss», il ne s’agissait pas seulement de me «familiariser avec les outils de travail et l’environnement», mais c’était surtout pour me mettre à l’épreuve. J’ai donc mis à profit cette période probatoire «pour faire mon trou», comme on dit. J’avoue que cela n’a pas été très difficile pour moi : en effet, je connaissais déjà la plupart des confrères y exerçant, nous nous étions déjà côtoyés au cours de nos études. Peut-être que la manière de procéder dépend-elle des personnes…
En ce qui me concerne, je crois qu’il faut dès le départ veiller à montrer de bonnes dispositions envers les collègues et à être très entreprenant, en posant des questions (curiosité), en proposant, en discutant ses propositions avec ses confrères ou ses supérieurs hiérarchiques pour gagner leur confiance. Ainsi, une fois que l’on réussit à gagner leur confiance, ils seront plus facilement disposés à nous laisser une marge, à nous confier des choses à faire. C’est le moment idéal qu’il faut exploiter à fond pour montrer ce que l’on vaut !