Responsabilités, outils de travail, qualités requises… Ils expliquent leur métier

La fonction a été développée en 2003 au sein de notre office. Cela répondait à  un besoin de communication suite à  un déploiement régional. Nous avons senti que nos collaborateurs avaient besoin d’être cadrés et rassurés sur les orientations

Meriem Tadlaoui
Responsable communication dans un office public
«Communiquer, c’est d’abord maîtriser l’information»
«La fonction a été développée en 2003 au sein de notre office. Cela répondait à un besoin de communication suite à un déploiement régional. Nous avons senti que nos collaborateurs avaient besoin d’être cadrés et rassurés sur les orientations de notre établissement qui compte plus de 4 000 salariés. En même temps, il fallait donner une identité à notre établissement en laissant la parole à nos agents répartis sur tout le territoire. Pour cela, nous avions mis en place des revues internes, un support intranet… Mais ce n’était pas suffisant. Il fallait aussi que les managers et les responsables fassent eux-mêmes de la communication auprès de leur entourage. C’est pourquoi chaque entité a eu son propre responsable de «com’». Et au niveau central, la direction communication n’est que le coordinateur et le chef d’orchestre de toutes les informations ascendantes et descendantes. Il ne faut pas oublier que communiquer, c’est d’abord maîtriser l’information. De la langue de bois en période de crise peut faire beaucoup de dégâts.

Hatim Bouzoubaa
Responsable communication dans une entreprise d’ameublement
«Il est nécessaire de connaître parfaitement sa société et sa cible pour faire passer le bon message»
«Ma fonction consiste à gérer et développer les supports de communication entre notre siège social, qui définit la politique commerciale et nos points de vente. Il s’agit donc d’une communication de réseau. Je suis notamment responsable des publications de l’intranet et de tous les documents envoyés au niveau des points de vente par les différents canaux de distribution de l’information (mails, documents papier, etc.). Je suis également chargé de faire évoluer ces outils. Par exemple, nous avons lancé l’intranet, il y a plus d’un an, et nous avons réussi à généraliser son utilisation à tous les points de vente.
Je peux dire que maîtriser les supports de communication, c’est avant tout maîtriser le message et sa forme. Pour cela il est obligatoire de connaître parfaitement sa société et sa cible. Ayant intégré le groupe en 2003, j’ai d’abord occupé le poste de chargé de communication interne avant d’évoluer vers celui de responsable. Et je ne compte pas m’arrêter là. A travers les filiales du groupe, je peux encore espérer évoluer dans d’autres fonctions, notamment marketing ou ressources humaines. Nous avons mis en place un programme de formation Executive qui offre toutes les compétences nécessaires pour ce type de poste».

Amina Bennani
Responsable communication dans une banque
«La fonction exige des compétences qu’on n’acquiert pas forcément sur les bancs de l’école»
«La communication interne s’est développée considérablement ces dernières années au sein des entreprises structurées et ce pour plusieurs raisons. Tout d’abord parce que l’environnement de l’entreprise change constamment, les employés ont besoin d’être rassurés sur la politique générale de l’entreprise aussi bien en interne qu’en externe. De plus, les questions liées à l’éthique, au climat social, au renforcement et à la cohésion des équipes… vont impacter considérablement l’évolution de la communication en interne.
Par ailleurs, l’introduction des technologies d’information ont apporté une dynamique dans le sens où l’information circule plus rapidement en termes qualitatif et quantitatif. Et donc, les attentes des employés sont différentes dans la mesure où ils ont besoin d’une information plus fiable et récente sur l’évolution de leur métier, de leur environnement…
Il faut dire aussi que le développement de cette culture de communication interne est quelque chose de récent et qu’il faudra du temps pour pouvoir mieux peaufiner la circulation des informations. Ceci dit, la fonction requiert des compétences qu’on n’acquiert pas forcément sur les bancs de l’école. Il faut avoir un potentiel dans le domaine du relationnel, mais aussi de l’expérience significative au sein de l’entreprise»