Rekrute enquête sur l’entreprise idéale

La santé financière, la réputation et les valeurs de l’entreprise sont les trois principaux critères dans le choix d’une entreprise. Les salariés veulent aussi du management participatif et le travail en équipe.

quoi ressemble l’entreprise idéale au Maroc ? 5 236 sondés se sont prononcés sur la question à travers l’enquête menée par Rekrute, portail du e-recrutement. L’échantillon est composé majoritairement de jeunes (49% des répondants ont entre 25 et 34 ans). Les employés comptent pour 35% et les étudiants 25%. Le reste, 21%, est constitué de managers, d’ouvriers et de membres de professions libérales.

Le premier constat tiré de l’enquête est que l’entreprenariat prend de l’ampleur. Ainsi, 20% des sondés préfèrent travailler à leur propre compte contre 19% qui préfèrent travailler dans une grande entreprise et autant dans une très grande. 18% des sondés affichent également leur préférence pour la PME, tandis que 15% préfèrent le secteur public.

Par rapport aux critères principaux dans le choix de l’employeur, l’enquête met en évidence trois éléments déterminants: la santé financière, la réputation et les valeurs de l’entreprise. Ainsi, 19% des Marocains accordent une grande importance à l’engagement et à la confiance, 17% à l’esprit d’équipe et 14% à l’intégrité.

Ceci dit, quand les sondés sont interrogés sur les principales motivations dans le choix d’un poste, l’aspect financier vient en premier lieu. Viennent ensuite les connaissances et expériences acquises, la variété des missions, les perspectives d’évolution, les relations avec les supérieurs et la formation continue.

Le style management de l’entreprise est également un critère important dans le choix de l’entreprise. L’enquête fait ressortir que 90% des sondés préfèrent le travail en équipe, ce qui implique forcément qu’ils ont un sens du partage et veulent avoir recours à des compétences variées et des savoirs-faire instructifs et constructifs.

Les sondés mettent aussi en avant un style de management participatif (56% des sondés) qui encourage l’engagement des collaborateurs et l’empathie. Les Marocains cherchent donc à être valorisés et considérés au sein de l’entreprise.

Les sondés veulent d’abord être jugés sur leurs compétences

À la question de savoir sur quel critère de recrutement on souhaiterait être jugé en priorité, les réponses montrent une prédominance de la compétence sur la formation. En effet, 57% voudraient être jugés sur leurs compétences et potentiels, contre seulement 13% qui souhaiteraient être jugés sur le critère de la formation. Cette même compétence qui leur permettra par la suite d’évoluer et de développer leur carrière grâce à un système d’évaluation de performance basé sur le rendement (aspect quantitatif), mais aussi sur la qualité de leur travail (aspect qualitatif). En effet, 66% des personnes concernées par l’enquête voudraient être évaluées de manière quantitative et qualitative.

De même que 63% des répondants opteraient pour une polyvalence des tâches alors que le reste préférerait la spécialisation des tâches.

Par rapport à la durée optimale dans un même poste, 41% des sondés estiment qu’une période de 3 à 4 ans est optimale, alors que 29%  préfèrent rester 1 à 2 ans. Seuls 15% sont d’avis qu’il faut passer entre 5 et 10 ans dans un même poste.

La forme de reconnaissance est également au centre des préoccupations. Il apparaît clairement que les entreprises doivent redoubler d’effort pour fidéliser les salariés en développant un système de récompense permettant l’évolution et la valorisation des uns et des autres.

Le développement de la carrière comme moyen de fidélisation

En contradiction avec les motivations de choix de poste de travail qui placent le salaire en premier plan, les sondés semblent plutôt opter pour le développement de carrière plus que pour la récompense monétaire comme moyen de fidélisation en entreprise.

Dans le détail, 58% des répondants préféreraient un développement de carrière, 23% pencheraient pour des tâches stratégiques et seuls 19% aimeraient une reconnaissance salariale.

L’enquête montre également que ni l’âge ni le sexe ne déterminent la préférence pour un environnement de travail donné et le mode de collaboration. Par exemple, qu’ils soient jeunes ou âgés, femme ou homme, les Marocains plaident pour les bureaux semi-fermés.

De même que pour les hommes ou pour les femmes, le travail en équipe est mis au dessus du travail individuel, avec une légère particularité par rapport aux femmes qui préfèrent être plus autonomes.