Recrutement : Avis de Elias El Mehdi, DG de Samel Auto

Rien ne sert de bien accueillir une nouvelle recrue si vous n’avez pas planifié les premières tà¢ches qui lui incombent. Certes, il faut lui laisser le temps de s’acclimater, de prendre connaissance des diverses sources d’information de la société et des procédures, mais une tà¢che de fond permet de l’intégrer activement à  l’entreprise.

Gérer une erreur de recrutement suppose tout d’abord d’identifier ce qui ne va pas. Un exercice d’autant plus difficile que le manager dispose rarement d’assez de temps pour mener à bien ce travail d’enquête et d’interrogation.

Dans notre cas nous avons vécu il y a quelque temps une période de forte croissance durant laquelle il a fallu gérer une entreprise rachetée par notre groupe. A l’époque, notre souci était d’entamer un processus d’adaptation pour l’ensemble de nos collaborateurs mais aussi procéder à de nouveaux recrutements pour faire face à l’accroissement de notre activité. Ce qui nous poussait parfois à chercher rapidement à recruter. C’est peut-être la principale erreur alors qu’il fallait prendre le temps de bien le faire.

D’un autre côté, j’insiste également sur la période d’essai pour bien évaluer les candidats. A titre d’exemple, elle est systématique pour les techniciens (six mois) et les managers opérationnels (trois mois). Il s’agit d’une phase d’appréciation du candidat choisi pour le poste. Les entretiens de recrutement sont certes des outils d’évaluation, mais il est indéniable que la période d’essai nous donne une marge de manœuvre plus importante pour jauger les compétences du salarié et évaluer sa capacité à intégrer la culture et la structure de l’entreprise. Pour l’entreprise, cette procédure permet de véhiculer ses messages essentiels. Pour la recrue, cela permet de prendre conscience de la dimension de l’entreprise et de développer des aptitudes.

Il faut aussi savoir mobiliser. Rien ne sert de bien accueillir une nouvelle recrue si vous n’avez pas planifié les premières tâches qui lui incombent. Certes, il faut lui laisser le temps de s’acclimater, de prendre connaissance des diverses sources d’information de la société et des procédures, mais une tâche de fond permet de l’intégrer activement à l’entreprise.

Je dirais que l’erreur commence quand la recrue n’arrive pas à devenir autonome ou quand elle ne possède pas l’esprit d’initiative.
C’est pourquoi le meilleur moyen d’éviter les erreurs de recrutement, c’est d’évaluer régulièrement les compétences internes. C’est important pour identifier l’existant, constater réellement ce que la personne apporte à l’entreprise, réajuster par la formation s’il y a lieu et ne recourir à des compétences externes qu’en dernier ressort n