Quand le bien-être devient une affaire d’Etat

Pour ceux qui ne connaissent pas le Bhoutan, c’est un pays de 47 000 km2, situé entre l’Inde et la Chine. Et c’est aussi le pays qui a inventé le BNB, le Bonheur national brut. On y a décrété que le bien-être spirituel et émotionnel devait être la priorité. D’ailleurs, pas une journée d’école ne commence sans la séance de méditation matinale.

Dans ce pays qui respire le bonheur, ce ne sont ni la prospérité, ni le développement économique qui apportent la joie aux peuples. Le développement doit se faire autrement. Autrement dit, le bonheur objectif est considéré comme le développement le plus ultime.Car le bonheur, s’il représente quelque chose que tout le monde recherche, quels que soient sa culture ou son cadre de vie, est une valeur des plus subjectives. La réponse, c’est le Centre d’études bhoutanaises qui tente de la donner en expliquant que le bonheur est certes une expérience individuelle mais qui est générée collectivement.

Quatre piliers définissent le Bonheur national brut : la bonne gouvernance, le développement économique durable, la protection de l’environnement et la préservation de la culture.

Pour calculer ce BNB, 33 grands indicateurs sont regroupés en 9 domaines avec parmi eux la santé psychologique, la vitalité communautaire ou l’utilisation de son temps. En effet, la façon dont on gère les 24h d’une journée (temps de travail, temps de détente et repos, temps avec ses proches…)  peut influencer considérablement sa perception du bonheur. En somme, ce sont les autorités politiques qui fournissent les ingrédients du bonheur.

Autre instance qui gère le BNB, le Centre du bonheur national brut. Il se charge de faire adhérer les populations au Bonheur national brut qui peut être vu comme une philosophie réservée à une certaine élite, loin de la réalité concrète. Il se donne pour objectif, à défaut de donner les clés du bonheur, d’au moins exposer les moyens de mettre en œuvre ce Bonheur national brut dans leur vie quotidienne.

(Source: consoglobe.com)