OFPPT vision 2017 : Déclaration de Larbi Bencheikh, Directeur général de l’OFPPT

«A l’OFPPT, nous Å“uvrons également
pour l’entrepreneuriat et l’employabilité»

Nous ne nous positionnons pas comme des concurrents des organismes privés de formation. La formation est un marché ouvert. Malgré cela, disposer d’un simple local et d’un fax ne suffit plus pour prétendre à la formation dédiée aux entreprises. A l’OFPPT, nous disposons d’une expertise désormais indiscutable en la matière. Nous accompagnons les projets structurants du pays. Ainsi, à titre d’exemple, pour l’offshoring, nous avons été les premiers à nous installer dans les grandes technopoles dédiées à ce secteur. Nous avons démarré avec un site dédié en 2005 (ndlr, Complexe de formation aux métiers de l’offshoring et des TIC à Casablanca). Très vite, 7 autres établissements de formation ont vu le jour à Casablanca, Rabat, Tanger, Marrakech, Fès et Tétouan. Aujourd’hui, nous ciblons Oujda Shore, en cours de construction, Salé Technompolis et Agadir Shore.
De la même façon, nous avons créé 4 nouveaux établissements industriels orientés vers les métiers de l’automobile à Casablanca, Tanger, Salé et Kénitra. Dans ce secteur, nous poursuivons la  professionnalisation de la formation et la consolidation de sa qualité à travers l’ingénierie, portée par le Centre de développement des compétences.
Pour accompagner la politique du Royaume en matière d’énergies renouvelables, nous avons un projet de création de l’Institut spécialisé dans les métiers de l’électronique, électricité et énergies renouvelables. L’institut sera créé avec la participation de la Fédération nationale de l’électricité, de l’électronique et des énergies renouvelables (FENELEC). Pour sa part, l’aéronautique fait partie des sujets couverts par l’OFPPT depuis 2003. En septembre 2013, nous avons procédé au démarrage de l’Institut spécialisé d’aéronautique et de la logistique aéroportuaire (ISMALA). Quant à l’agroalimentaire, nous avons procédé au renforcement du dispositif dédié à ce secteur avec 6 nouveaux projets, dont un en cours de construction dans la région de Meknès pour la formation aux métiers de l’agroalimentaire.
En plus de notre capacité à accompagner tous ces grands projets, nos plans et modules de formation sont taillés sur mesure. Sans oublier un capital humain composé à hauteur de 83% d’ingénieurs et de diplômés de l’enseignement supérieur (ndlr, des bac+4). Tous ces atouts font que l’affluence moyenne est de l’ordre de 2 à 3 demandes pour chaque place disponible. Ce n’est pas pour rien que nous avons reçu près de 500 000 candidatures pour l’année 2013-2014. La qualité des candidatures n’est pas à négliger. Sur 40 000 prétendants à la formation de technicien supérieur, 32 000 sont des bacheliers avec mention. A l’OFPPT, nous œuvrons également pour l’entrepreneuriat et l’employabilité. Nous disposons dans ce contexte d’une soixantaine de guichets opérationnels, dont la mission principale est de former, guider et accompagner les porteurs de projets dans la réalisation de leurs projets. A ce jour, ces guichets ont aidé au montage de 6 194 Plans d’affaires, soit 56% des jeunes formés. Ce qui a conduit à la création de 1 482 entreprises créées et 7 275 emplois générés. Plus important, 70% des entrepreneurs accompagnés sont à la base des lauréats de l’OFPPT. Depuis le lancement du programme d’accompagnement post-création des jeunes entrepreneurs les choses ont bien évolué. Le nombre de porteurs de projets est passé de 1 941 en 2008 à 11 362 porteurs durant les 6 premiers mois de l’année en cours. Durant ce même premier semestre, 1 482 entreprises ont été créées.