Maîtriser la qualité de nos relations sociales

Le livre s’ouvre sur la période de la seconde invasion de l’Irak. Un groupe de soldats américains armés se dirige vers une mosquée pour interroger l’imam sur la meilleure manière d’acheminer aides et provisions à  la population sinistrée.

La foule environnante se méprend sur leur intention et s’amasse autour des soldats, craignant qu’ils ne soient là pour emprisonner leur chef spirituel. Face à cette situation qui s’aggrave de minute en minute, le lieutenant-colonel s’empare d’un porte-voix et ordonne à ses soldats de s’agenouiller, armes au sol, et de…sourire. La situation fut vite désamorcée, les villageois ayant rapidement compris qu’il n’y avait là aucune hostilité à redouter. En quelques secondes, des mécanismes se sont enclenchés dans le cerveau de cet officier, des circuits neuraux qui ont analysé le niveau d’hostilité de la foule, le contexte, l’attitude des soldats, pour en déduire la réaction la plus adaptée. Se basant sur des recherches en neurologie et imagerie cérébrale, l’auteur s’attache à démontrer comment nos relations sociales ont un impact direct sur le développement de notre cerveau, et réciproquement, et insiste sur le fait que des prédispositions génétiques sont loin d’être suffisantes pour déterminer notre comportement en société. Le but étant de développer notre compréhension de notre environnement, notre gestion du stress, etc., de manière à vivre des relations sociales épanouissantes et fécondes, aussi bien sur le plan professionnel que privé n

«Cultiver l’intelligence relationnelle», Daniel Goleman, éditions Pocket, 569 pages, 110 DH.