L’IRH Integral conçoit un baromètre de gestion du stress dans la région du Nord

L’Institut des ressources humaines Integral, cabinet spécialisé dans la gestion du capital humain, et son centre de gestion du stress ont dressé un état des lieux sur le stress au travail dans la région Tanger/Tétouan.

Réalisée en début d’année, l’enquête a porté sur un échantillon de 500 personnes, dont 30% de femmes et 70% d’hommes. 6% sont des cadres supérieurs, 15% sont des cadres intermédiaires et 79% sont des ouvriers et employés. Du point de vue sectoriel, l’industrie représente 72% de l’échantillon, dont 30% pour le câblage et 32% pour la confection.

L’enquête a concerné principalement les différentes zones industrielles de la région à savoir la zone franche de Tanger TFZ, les zones industrielles de Gzenaya, Mghogha, Almajd, Tanger ville, Tanger Med, TAC/Renault ainsi que la ville de Tétouan. «Nous voulons à travers l’enquête «ESTRESS» établir un baromètre régulier sur le bien-être et l’engagement des salariés dans les entreprises de la région. Perception du phénomène, facteurs, conséquences, lien avec le management, engagement…, plusieurs aspects ont été traités pour mesurer l’ampleur du stress», explique Mimoun Boujemaaoui, directeur de l’IRH Integral.

Pas moins de 70% de l’échantillon affirment souffrir du stress au travail et 48% déclarent avoir toujours ou souvent eu l’une des pathologies suivantes à cause du travail : mal au dos, maux de tête, insomnie, troubles digestifs, hypertension, problèmes cardiovasculaires, troubles anxio-dépressifs.

La zone industrielle Almajd enregistre le niveau de stress le plus élevé

La zone industrielle Almajd enregistre le niveau de stress le plus élevé avec 94% des salariés qui s’en plaignent.
L’excès du stress chez les salariés génère des problèmes relationnels au travail. En effet, 75% des interviewés considèrent qu’ils sont toujours ou souvent chargés de travail, 31% déclarent qu’ils sont souvent ou toujours en mésentente avec leur chef hiérarchique, et 30% d’entre eux sont amenés à faire des efforts supplémentaires au travail.

Les sondés ont également cité d’autres facteurs de stress comme le harcèlement, le manque de reconnaissance, le fait d’exécuter des tâches qui ne correspondent pas à leur valeur, le risque des accidents de travail… De plus, près d’un quart (24%) des salariés stressés souhaitent quitter leur entreprise à court ou moyen terme.
Enfin, l’enquête révèle que 77% des salariés souhaitent que l’entreprise mène des actions d’accompagnement et de formation pour prévenir le stress.