L’industrie du loisir explose

Les lieux traditionnels et les nouveaux lieux branchés se livrent une bataille sans merci pour accueillir chaque soir le plus grand nombre de touristes de passage.

Avec un nombre croissant de touristes aussi bien étrangers que nationaux qui séjournent dans la ville ocre tout au long de l’année, un grand nombre de promoteurs ont compris que c’est dans l’animation qu’il y a une place à prendre. Car, outre l’hôtellerie, ces touristes ont besoin de sortir. Du coup, une multitude de restaurants, pianos-bars, boîtes de nuit… ont ouvert leurs portes. Les plus connus sont Le comptoir, le Jad Mahal, le Pacha, la Table du marché, le Salam Bombay, le Kichmara, la Brasserie française Patachou, l’Anbar, le Théatro, Dar Soukkhar sur la route de l’Ourika, le Narwama, le Boguida, le Bo-zin… Et la liste est longue. Et pour mettre leurs établissement au goût du jour, ces promoteurs d’un genre nouveau ne lésinent pas sur les moyens : soirées privées, invitation de jet-setteurs ou de célébrités, soirées à thèmes… tous les moyens sont permis pour appâter la clientèle.
Chaque haut lieu branché se distingue par un décor et une musique particulière. Et c’est l’ambiance qui fait la différence.
À côté de ses nouveaux lieux in, les bonnes adresses de la ville ocre qui ont pignon sur rue, depuis de longues années déjà, continuent également à avoir une clientèle fidèle à une gastronomie marocaine de qualité. Parmi ces restaurants, les plus connus sont Yacout, Diaffa, Dar Marjana, Dar Moha, Al Barraka, Ksar El Hamra, Al Fassia, Dar Fès, Dar Mounia, le Marrakchi, Palais Gharnata, le Fondouk, la maison Arab… et là aussi la liste est longue. Dans ces hauts lieux de la gastronomie marocaine, les traditions se transmettent de mère en fille. Un délice pour le palais. A Marrakech, l’art culinaire est une fierté et un savoir-vivre qui fait la fierté des Marrakchis. Dans ces restaurants, le prix du menu oscille entre 400 et 700 dirhams.

Des lieux pour tous les goûts et toutes les bourses
La restauration internationale trouve également une clientèle à Marrakech. Parmi les lieux les plus connus, on peut citer les restaurants La Paix, la Bagatelle, le Jacaranda, le Pavillon, Villa rosa, la Trattoria, le Catanzaro, Niagara… Des restaurants pour toutes les bourses. Certains ont des menus à partir de 40 dirhams le plat et, pour d’autres, il faut compter une moyenne de 400 dirhams pour un repas complet.
Et puis, il y a les fameux dîners- spectacles folkloriques, uniques au Maroc comme Chez Ali, le Borj Bladi ou encore la Kasbah Tassarout.
Le show de la Menara offre également un spectacle unique en son genre. Au-dessus du bassin de la Menara, une scène a été montée pour accueillir une troupe marrakchie qui retrace, dans un merveilleux spectacle, l’histoire de la ville. Le tout avec sons et lumières dignes des plus grands shows internationaux.
Et puis, il y a la fameuse et incontournable Place Jamaa Fna qui, mine de rien, fait également concurrence à tous ces lieux nocturnes. Chaque gargote attire aussi bien les nationaux que les étrangers avec une multitude de spécialités comme la tanjia, le poisson frit, la harira, les escargots, les pieds de veau… Et les prix défient toute concurrence. Il faut compter entre 20 et 50 dirhams pour un repas complet.
Mais pour que chacun de ces lieux trouve sa clientèle, c’est une véritable guerre que se livrent restaurateurs et promoteurs. Les réceptionnistes d’hôtels sont commissionnés pour drainer la clientèle, des dépliants sont disponibles un peu partout, l’affichage publicitaire est envahi par ces bonnes adresses et ce, depuis la sortie de Settat. Ainsi, la clientèle est capturée avant même d’arriver dans la ville. Et puis, pour la clientèle internationale, les sites internet se multiplient, livrant chacun des photos plus magnifiques les unes que les autres. Les agents de voyages sont également courtisés pour que, dans les circuits des touristes, ces adresses soient programmées. «Il ne faut pas le nier, nous sommes obligés de mettre la main à la poche pour séduire concierges d’hôtels, agents de voyages, guides ou tout autre personne qui peut nous ramener des touristes. Nous n’avons pas le choix, sinon nous mettons la clé sous la porte», confie un restaurateur bien connu sur la place. Une guerre sans merci que ne remporte pas forcément celui qui a la meilleure table, mais plutôt celui qui a le meilleur réseau .

Le Pacha, nouvelle coqueluche de Marrakech, avec sa boîte de nuit aux dimensions colossales.