Les métiers du golf en mal de compétences

L’objectif premier de cette étude a été d’accompagner la mise à  niveau et le développement des compétences du secteur golfique.

Faible qualification du personnel, rareté des bons profils, manque de dispositifs ou de formations adéquates…, ce sont là quelques constats tirés de l’étude de l’Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT) en partenariat avec l’Association du Trophée Hassan II de golf, la Fédération royale marocaine de golf et l’Office national marocain du tourisme sur les métiers du golf.

L’objectif premier de cette étude a été d’accompagner la mise à niveau et le développement des compétences du secteur golfique et de hisser cette activité, aux retombées à la fois sportives et touristiques, au plus haut niveau des standards de qualité internationaux. Les principales données de cette étude montrent que le secteur emploie près de 3 000 personnes, essentiellement dans les métiers du terrain et des services aux joueurs (qui constituent une part importante des effectifs employés), l’enseignement du golf, l’administration/encadrement, la restauration, l’accueil/vente… A noter que 60% des effectifs  ne dépassent pas le niveau d’enseignement du collège, dont 30% n’ont aucune formation. 12% uniquement ont suivi une formation professionnelle.

La plupart des clubs recrutent du personnel étranger

Les plus bas niveaux sont enregistrés par les familles des métiers du terrain et des services aux joueurs, notamment par les jardiniers, les fontainiers, les mécaniciens et les caddies. De plus, 87% des professionnels du golf déclarent avoir du mal à trouver du personnel ayant les compétences demandées, tandis que 50% des golfs recrutent du personnel étranger pour des postes tels que directeur de golf, greenkeeper ou moniteur de golf.
Sur ces constats, l’OFPPT se chargera donc de mettre en place un dispositif de formation spécifique afin de fournir du personnel qualifié.