Les bonnes résolutions de début d’année

Pour certains, les résolutions ne dépassent pas le début de l’année.
Le travail n’est pas une fin en soi, les salariés veulent consacrer plus de temps à  leur vie privée.
La lutte contre
le stress, un souci partagé.

C’est une constante. Comme à chaque début d’année, nombreux sont ceux qui se prennent à rêver d’une nouvelle vie tant au niveau personnel que professionnel. Non pas qu’ils s’attendent à ce que dame chance leur sourit, mais ils se décident à prendre des initiatives dans un certain nombre de domaines pour y parvenir. Ce sont les fameuses bonnes résolutions. En regardant dans le rétroviseur, on s’aperçoit en effet qu’il y a des comportements, un état d’esprit ou des insuffisances qui ont contribué à ralentir une carrière ou à rendre la vie moins reluisante qu’on l’espère.
Mais si certains arrivent à traduire sérieusement leurs résolutions en objectifs clairs pour se débarrasser de ce qu’ils considèrent comme des gaps, d’autres ne s’en soucient plus au-delà des tout premiers mois, soit par manque de motivation ou parce qu’ils sont convaincus que l’environnement n’est pas favorable. D’ailleurs, cette seconde hypothèse a pu être vérifiée en 2009, année particulièrement marquée par la crise économique et financière qui a bel et bien entraîné des conséquences négatives pour le Maroc, même si l’intensité a été moins forte qu’en Europe ou en Amérique. Face à l’incertitude, et soucieux de préserver leur emploi, nombreux sont ceux qui ont mis en stand by leurs ambitions, notamment en matière de rémunération ou de formation et ce, pour des raisons budgétaires qu’ils ne maîtrisent pas. Sans compter qu’il a fallu consentir pas mal d’efforts pour atteindre les objectifs, ou les approcher, eu égard au contexte, avec des implications parfois non négligeables sur la vie de famille.
Ce faisant, pour l’année qui vient de démarrer, les témoignages recueillis et les constats des consultants en ressources humaines ou des spécialistes  en développement humain renseignent que ce sont ces classiques contrariés (amélioration de la situation financière, formation diplômante, équilibre entre vie privée et vie professionnelle…) qui sont remis en selle.

La réalisation des objectifs dépend aussi de l’attitude de l’employeur

Les managers interrogés veulent également mieux s’organiser en déléguant. Ils s’emploient ainsi à dégager plus de temps pour réfléchir à la stratégie de développement de l’entreprise ou mieux se consacrer aux projets en cours.
La finalité d’un tel choix est d’être plus efficace en gérant mieux le stress, ce mal du siècle qui n’en finit pas de faire des ravages. Le sport est aussi un excellent moyen pour y remédier. C’est ainsi que beaucoup ont décidé de s’y remettre ou de s’y lancer.
Et ce n’est pas tout. Profiter de la vie, être plus proche de ses enfants, découvrir de nouveaux horizons, apprendre quelques tâches ménagères courantes comme la cuisine pour être plus autonome, arrêter de fumer… La liste des bonnes intentions est sans limite. Tant qu’on est son propre patron, il est bien possible d’en réaliser une partie. En revanche, il en est autrement pour un salarié.
Dès lors, il revient aux entreprises de leur tendre la perche. Via leurs dirigeants ne doivent-elles pas se mettre à rêver d’une meilleure ambiance de travail source de productivité ? Pour ce faire, il leur faut mieux s’organiser. «à armes égales, le management moderne fait la différence. Les dirigeants qui se mobilisent avec beaucoup d’agressivité, qui gèrent adéquatement les priorités, qui mobilisent l’énergie nécessaire pour mettre en place des organisations bien structurées et des règles de fonctionnement claires, qui exercent un bon leadership et qui recrutent les bons profils sur de bonnes définitions de fonction, engrangent des résultats tangibles», explique Slim Kabbaj, président du cabinet IS Force qui milite aussi pour que 2010, si ce n’est toute la décennie qui commence, soit consacrée à la qualité de service et à la satisfaction du client. A son avis, il s’agit d’un facteur de compétitivité fondamental que les patrons négligent ou ignorent. La solution : former, motiver et rassurer.