Le portail Carrieres.ma se penche sur les résolutions des cadres pour 2010

Sur 1 071 répondants, 58,5% d’entre eux restent optimistes pour 2010.
Ils veulent mieux s’organiser, mieux gérer leur stress ou encore changer d’entreprise.

Ils étaient 1 071 (dirigeants, cadres supérieurs, cadres, techniciens, employés et étudiants) à répondre à l’enquête sur leurs résolutions pour l’année 2010 du tout nouveau portail de recrutement carrieres.ma en collaboration avec le cabinet Invest RH et le portail enquetenligne.ma.
L’échantillon est majoritairement masculin (64%) et constitué principalement de cadres (34,2%), cadres supérieurs (33,7%) et cadres dirigeants (13,3%).
Il en ressort de l’enquête que l’année écoulée aurait été moyenne sur le plan professionnel. Ils ont été 51,4% à déclarer avoir eu une année moyenne, voire pas du tout satisfaisante. «Malgré l’optimisme exprimé en début d’année, la situation tient à une conjoncture économique morose marquée par la crise qui n’a pas manqué d’impacter la situation professionnelle et personnelle des cadres», indique Khadija Boughaba, DG du cabinet Invest RH.
Ce constat est particulièrement marqué chez les cadres supérieurs de sexe féminin (60%). L’année a également été moins profitable pour les catégories des cadres intermédiaires (64%), employés et agents de maîtrise (61,2%).
Mme Boughaba ajoute également que la stagnation des salaires ainsi que la baisse de mobilité externe et de la formation continue ont été les faits marquants de 2009. En revanche, la mobilité interne a connu un regain d’intérêt pour pallier le gel des recrutements. Les répondants ont aussi connu des événements majeurs durant l’année écoulée. Ainsi, près de 31% d’entre eux ont connu une augmentation de salaire contre 25,8% qui n’ont eu aucun acquis, 22,1% ont eu une formation, 9,8% ont eu une promotion interne et 9,6% ont eu d’autres acquis professionnels. Comparativement à l’année 2008, ils étaient 40% à avoir une augmentation de salaire, 50% à avoir une formation et 19,3% à avoir une promotion interne. D’où une nette régression des acquis durant l’année 2009. «Nous avons noté également une baisse du turnover car le changement d’employeur a porté sur 24% des déclarations contre 29,6% en 2008 en raison du manque d’opportunités du marché de l’emploi en 2009», note la même source.

Les attentes restent centrées sur une meilleure rémunération

L’année 2010, quant à elle, est accueillie avec optimisme par 58,5% des sondés. Quant aux attentes des enquêtés, elles sont centrées principalement sur la rémunération. Elle est la première préoccupation pour 72%, suivie des responsabilités plus élargies (50,9%), un contenu de travail plus intéressant (45,2%), une formation (37,3%), une meilleure ambiance de travail (35,4%), un cadre de travail plus agréable (33,7%), de meilleures relations avec la hiérarchie (27,3%) et plus d’avantages sociaux (24,1%).
Parmi les résolutions professionnelles, un meilleur aménagement de la journée de travail, tel est le premier engagement pour l’année 2010 pour 58,5 % de l’échantillon. Vient ensuite une meilleure gestion du stress (49,1%). Changer d’employeur  est la troisième résolution exprimée par 39,3 % de l’échantillon.
Côté évolution, les sondés ne cachent pas leur ambition. Ils sont 28% à souhaiter suivre une formation diplômante (28%), soigner les rapports avec la hiérarchie (24,8%) ou encore développer l’esprit d’équipe (21,1%).
Par sexe, les résolutions professionnelles sont souvent nuancées. Par exemple, la gestion du stress est beaucoup plus élevée chez les femmes (55% contre 46% pour les hommes). Tout comme le désir d’affirmation sociale à travers une meilleure opportunité sur le marché du travail, une formation diplômante ou encore l’intégration dans une association.
Sur le plan personnel, les résolutions ne manquent pas. Ils sont 58,9% à opter pour le sport, 46% veulent se cultiver davantage, 38,% veulent s’occuper de leur famille, 32,3% veulent manger plus équilibré, 26,5% désirent voyager et 20,2% veulent acheter une maison. Fait nouveau dans ces résolutions, 40,6% d’entre eux veulent faire des économies. Comme quoi la crise a marqué les esprits.