La formation dans l’hôtellerie-restauration : Avis de Abdelali CHAOUI, PDG de l’Eden Andalou

l’accent doit aussi être mis sur les aspects plus qualitatifs tels que l’hygiène, l’approche client…

Quand la ville de Marrakech ambitionne d’augmenter sa capacité d’accueil de 80 000 lits qui généreront 12 000 emplois, il faut plus qu’un discours sur l’hospitalité marocaine : il faut du professionnalisme.

Malheureusement, nous souffrons cruellement d’un manque de compétences dans ce domaine. Il faut dire d’emblée qu’on trouve difficilement les bons profils. Et pour cause, outre la maîtrise du métier, les exigences en termes de langues et présentation sont de plus en plus élevées. Sans oublier que le secteur connaît un fort turn-over dû, en grande partie, à la concurrence.

Pour ce qui est des disciplines à enseigner, il faut penser à former les jeunes sur des aspects plus qualitatifs tels que l’hygiène et la propreté, l’approche client ainsi que sur les produits hôteliers de manière générale. Et ce n’est pas tout : il faut aussi combler le déficit en formateurs qualifiés.

Chez nous, par exemple, notre budget de formation est consacré à la mise à niveau du personnel mais aussi à la formation des jeunes sortant des instituts du pays. Le plus souvent, ces formations portent sur les techniques de base en matière de gestion hôtelière, entre autres la communication, la relation clientèle, l’accueil, l’animation….