khaled benghanem

directeur du développement des ressources humaines à la BMCI

«L’important n’est pas le titre mais la responsabilité»

«La communication joue un rôle important dans les périodes d’avant fusion. Le rapprochement entre la BMCI et ABN-Amro doit sa réussite à plusieurs facteurs. Tout d’abord un engagement clair dès le départ, de la part du management, pour tranquilliser les esprits et éviter les rumeurs. Un courrier personnalisé a été adressé à tout le personnel pour l’informer du déroulement de l’opération. Il faut dire que la BMCI était en phase de développement. Par cette démarche, elle a bénéficié du réseau mais aussi de l’expérience d’ABN Amro. Donc, il n’était question ni de plan social ni de licenciement ou autre. Tout le personnel d’ABN a été redéployé. Bien évidemment, la difficulté était de savoir gérer les doublons à tous les niveaux. En dehors de l’aspect compétence, je pense qu’un cadre doit pouvoir admettre la «nouvelle position hiérarchique» qui lui est proposée tout en gardant en tête qu’il a le sentiment d’apporter une valeur ajoutée à l’entreprise. L’important n’est pas de se voir attribuer un titre ou une fonction importante mais le degré de responsabilité qu’on va se voir accorder. Il faut, bien sûr, garder ses avantages et pouvoir évoluer dans son parcours. C’est pourquoi l’objectif des entretiens individuels était de recenser les attentes de chacun et son apport à la société.
La reconversion du personnel a été également une clé de réussite de la fusion entre les deux entités. L’objectif commun était de se focaliser sur les métiers de la banque. Par de larges opérations de communication et de formation, certains profils ont pu accéder à des postes de front office, notamment de commerciaux où ils ont pu acquérir de nouvelles compétences. L’important était de passer un message fort à tout le staff. Un tel comportement rassure généralement les personnes»