Informatique : ce qu’il faut connaître pour ne pas être considéré comme analphabète

Word, Excel, Powerpoint Internet : le minimum pour pouvoir travailler aujourd’hui.
Par méconnaissance, beaucoup d’outils sont largement sous-utilisés.
L’évolution permanente des logiciels, des matériels et des nouvelles technologies rendent la formation continue indispensable.

C’est un fait, les technologies de l’information font désormais partie de notre quotidien. Que ce soit pour écrire une lettre, taper des rapports, envoyer ou recevoir des documents, mettre en place des indicateurs de performance, enregistrer des informations, communiquer avec autrui…, on ne peut plus s’en passer. Il suffit de constater le nombre d’heures pendant lesquelles on reste «scotché» devant son écran d’ordinateur.

Pourtant, rares sont ceux qui maîtrisent tous les outils et logiciels de notre PC. Qu’il s’agisse de Windows XP ou Vista, Powerpoint, Acrobat Reader, Mozilla Firefox…, de nombreux logiciels sont sous-exploités, alors que, dans le même temps, les nouveautés s’amoncellent.

Il n’est pas dit que l’on doit tout connaître, tout maîtriser. Mais, pour un cadre ou un manager, il y a ce que l’on peut qualifier de «Smig informatique». Celui-ci comprend l’incontournable logiciel de traitement de texte Word (malheureusement, il y en a qui ne s’y sont pas encore mis !) ; Excel pour les graphes et tableaux, Internet. En effet, pour éviter les fuites qui peuvent être préjudiciables à l’entreprise, il est parfois impératif de préparer soi-même ses textes ou ses présentations et de les communiquer directement aux personnes concernées, sans avoir à passer par un collaborateur.

Le défaut de maîtrise n’est pas du seul ressort des utilisateurs potentiels.
Jamal Achiq, DG de Promact, cabinet spécialisé dans la formation et le conseil dans le management de projet, souligne que «les entreprises investissent énormément dans le parc informatique et les logiciels, mais pensent peu à investir dans la formation et l’accompagnement des utilisateurs. Ce qui amoindrit énormément le retour sur investissement».

Il faut dire qu’il n’est pas toujours nécessaire de recourir aux services d’un centre de formation pour découvrir l’informatique ou internet. Les conseils d’un ami plus avancé peuvent en effet constituer une approche en douceur de cet outil. C’est souvent le cas pour un logiciel d’écriture comme Word, que l’on apprend à utiliser sur le tas. Ce type d’aide, non négligeable, permet de dissiper certaines craintes inhérentes à l’apprentissage, et de faire quelques économies. D’autant que, souvent, quelques heures suffisent pour maîtriser les fonctionnalités de base des différents outils. Cette première aide ainsi prodiguée, suivie d’une pratique quotidienne et appliquée, permet d’atteindre un niveau satisfaisant, surtout pour des opérations basiques.

Dans la même logique, certains livres et revues proposant des méthodes d’apprentissage aux multimédias peuvent être utiles.

Il n’en demeure pas moins que l’assistance de spécialistes s’avère importante surtout s’il s’agit de bien maîtriser certains logiciels ou encore de les implémenter. Selon M. Achiq, «les utilisateurs finissent souvent par abandonner leur autoapprentissage, surtout lorsqu’ils sont bloqués. Ce qui n’est pas le cas si on bénéficie d’une assistance permanente. Il faut donc aller chercher cette valeur ajoutée qu’apporte le conseiller ».

1 000 à 2 000 DH pour une formation selon son niveau de départ
Parmi les outils qui connaissent actuellement un intérêt grandissant figure en première place Powerpoint. Actuellement, le marché des présentations professionnelles ou plus spécialement des PréAo (Présentation Assistée par Ordinateur) est en plein essor et les utilisateurs d’aujourd’hui ont besoin de projecteurs mobiles et performants.

On le voit bien dans les présentations qui se font dans les réunions, séminaires et même les congrès politiques qui utilisent de plus en plus ces supports de communication. Pour les spécialistes, la technologie des Préao est devenue un outil incontournable pour les entreprises en matière de communication. Quel que soit leur domaine d’activité, les entreprises l’utilisent autant pour leur communication interne qu’externe. Et dans ce créneau, Microsoft détient le monopole des logiciels de présentation avec Powerpoint, qui est sans doute le logiciel de PréAo le plus connu et le plus utilisé. D’autres marques existent comme CorelPresentation ou Persuasion mais elles n’arrivent pas à détrôner Powerpoint.

La maîtrise des logiciels de présentation est devenue tellement indispensable que les formations se multiplient. Plus question de faire appel à tout bout de champ à la compétence du technicien. Cadres, commerciaux et assistantes commencent à s’y mettre pour affiner leurs présentations.

Les cabinets de formation y trouvent leur compte. Avec les nouvelles versions de logiciels et l’évolution de l’internet, certains n’hésitent pas à proposer des packs intégrant des formations aussi bien en Excel qu’en Word, Powerpoint et à l’internet. Il faut compter généralement entre 1 000 et 2 000 DH pour une formation, selon que l’on est débutant ou que l’on cherche à se perfectionner dans des logiciels pointus.

Une période d’une semaine est suffisante pour maîtriser certains outils comme Word et Excel et si l’on connaît quelques règles de base. En revanche, il faut compter plus si on est néophyte et que l’on fait ses premiers pas.