Finances, marché …, des dirigeants racontent leur gestion de crise

• L’enjeu majeur pour les petites structures est de tenir les besoins en fonds de roulement à flot et focaliser les ressources sur les activités les plus critiques pour l’organisation.
• Des projections restent floues quant à leur avenir.

Gestion de crise, impacts financiers, enjeux de ressources humaines, réduction des coûts…, face aux impacts économiques de la crise sanitaire, les PME et start-up sont particulièrement exposées.
Pour une crise économique sans précédent, les petites structures sont prises en tenaille et doivent prendre des décisions nouvelles pour elles afin de traverser cet épisode, dont personne ne connaît la durée réelle, ni à l’échelle nationale ni à l’internationale. Comment gèrent-elles cette crise ? Quels sont les soutiens pour la surmonter ? Et surtout comment se projettent-elles pour les mois à venir ?
Pour les quelques dirigeants de PME que nous avons sollicités, l’enjeu majeur est de tenir les besoins en fonds de roulement en flots, focaliser les ressources sur les activités les plus critiques pour l’organisation, dans un contexte où potentiellement les ressources humaines internes sont en sous-effectif, ainsi que celles des fournisseurs et des clients, protéger la trésorerie pour faire fonctionner l’entreprise, même en rythme réduit, activer ou mettre en place dans l’urgence les systèmes IT pour permettre la réorganisation du travail… Et bien qu’il soit difficile, à ce stade, d’évaluer les impacts de la crise, se poseront à court terme des questions essentielles pour être en capacité de reprendre les opérations lorsque les conditions de sortie de crise seront visibles.
D’autre part, les plans de soutien mis par l’Etat ou par les organismes financiers ont été particulièrement plébiscités.

Télétravail et outils digitaux sont d’une grande

Quid de l’organisation en interne et des effectifs ? Certaines approches expérimentées pendant la crise (comme le télétravail, le recours à des outils digitaux…) ont été intéressantes à conserver pour bon nombre d’elles. «Ils nous ont été d’une grande aide, puisque les mesures sanitaires prises par nos clients ne nous ont pas permis de travailler sur leur site. Du coup, nous avons collaboré à distance et cela s’est avéré efficace», note Karim El Ibrahimi, DG du cabinet RMS Conseil qui intervient dans la mise en place des systèmes de sécurité au sein des entreprises.
Ceci dit, l’avenir reste incertain pour bon nombre d’elles. Quelles projections faire dès lors ?
Si les plans de soutien restent des facteurs capitaux pour leur permettre de rester à flot, il s’agit aussi de revoir l’organisation en interne, d’apporter les modifications structurelles qui affectent leur marché et comment les intégrer à leur projet de développement. Modèle de vente, modèle d’approvisionnement et autres schémas logistiques, faire évoluer les marchés cibles… un travail de fond que les petites structures doivent entreprendre notamment sur leur modèle économique si les leviers de génération de revenus changent avec la crise et que de nouveaux émergent.