Etude : internet sème du stress chez les employés

78% des sondés affirment que le «Web Stress» cause des pertes de temps et une baisse de la productivité, 45% reconnaissent qu’il les met en colère et 44% qu’il les empêche de s’épanouir au travail.

Même internet génère du stress chez les employés. Selon CA, l’un des principaux éditeurs indépendants de logiciels pour la gestion des systèmes d’information, qui a mené l’enquête, celle-ci montre que le «web stress» génère de la frustration, baisse du moral et de la productivité, des symptômes dus à l’inefficacité des applications Web.
L’Indice «CA Web Stress Index» 2009 a été réalisé par un institut de sondage indépendant, Redshift Research, pour le compte de CA. L’enquête     a porté sur 1 000 personnes employées dans différentes organisations et utilisant un PC plus de quatre heures par jour. Elle a été réalisée en France, en Allemagne, en Italie, en Espagne et au Royaume-Uni en mai 2009 au moyen d’un questionnaire en ligne, auquel ont répondu 200 personnes par pays. L’étude «Web Stress» confirme que les applications Web jouent un rôle de plus en plus important dans le monde du travail. Pas moins de 70% des employés affirment les utiliser plus aujourd’hui qu’il y a deux ans, et la quasi-totalité (93%) des personnes interrogées reconnaissent qu’elles seraient dans l’incapacité d’effectuer les tâches qui leur sont confiées sans elles. Pourtant, 22% des sondés affirment être confrontés quotidiennement à des problèmes d’efficacité des applications tandis que 33% indiquent que le problème se pose sur une base hebdomadaire. Plus inquiétant, 83% expliquent qu’ils sont forcés d’utiliser certaines applications métier même lorsque celles-ci ne fonctionnent pas convenablement, d’où des pertes de temps et de productivité.
L’étude montre aussi que les exigences des utilisateurs en termes de réactivité sont grandissantes. 43% des employés ne laissent à l’application qu’un délai de réponse de 10 secondes avant de passer à autre chose. 68% perdent patience au bout de 20 secondes, et 80% auront dépassé leur seuil de «Web Stress» au bout d’une minute et iront voir ailleurs. Lorsqu’on leur demande au bout de combien de temps ils estiment qu’un problème ou une erreur doivent être résolus, les personnes interrogées affichent, là encore, des exigences très élevées. 36% affirment que les problèmes doivent être résolus dans les 10 minutes, 74% dans l’heure et 96% au maximum dans la journée.
Ces difficultés ont un impact négatif sur les conditions de travail et suscitent des émotions négatives. 78% des sondés affirment que ce problème occasionne des pertes de temps et une baisse de la productivité, 45% reconnaissent qu’il les met en colère et 44% qu’il les empêche de s’épanouir au travail.
Pour les entreprises, le«Web Stress» se traduit souvent par un renouvellement important du personnel, un niveau élevé d’absentéisme et de congés maladie, des départs à la retraite prématurés, des niveaux de performance médiocres, des dépassements de délais et une faible productivité.