Enquête : les entreprises toujours insatisfaites des contrats spéciaux de formation

Une enquête de l’Association des gestionnaires et formateurs du personnel révèle que 37 % des entreprises ne sont pas du tout satisfaites du fonctionnement actuel.
Les délais de remboursement
sont toujours jugés très longs.

Le débat sur les contrats spéciaux de formation  (CSF) n’est toujours pas clos. L’Association des bureaux de conseil et de formation (ABCF), en partenariat avec l’Association des gestionnaires et formateurs du personnel (AGEF), ont organisé, mercredi 1er juillet, une rencontre sous le thème : «Quelles pistes de redynamisation du système des contrats spéciaux de formation ? Quelles modalités de gestion pour une bonne gouvernance ?».
A cette occasion, ont été publiés les résultats d’une enquête de satisfaction réalisée par l’Agef auprès d’une trentaine d’entreprises. 56% d’entre elles ont exprimé leur insatisfaction totale à propos du système actuel des CSF, principalement sur la clarté et la simplicité des procédures alors que 36% sont moyennement satisfaites. Quant à la relation avec les Groupements interprofessionnels d’aide au conseil (GIAC), 41% des entreprises sont satisfaites contre 38% qui le sont moyennement  tandis que 17% sont très satisfaites et seulement 4% ne le sont pas du tout . L’Office de la formation professionnelle (OFPPT) n’est pas épargné par les critiques. Toujours d’après le sondage, 37% des entreprises ne sont pas du tout satisfaites des prestations de l’office (accueil, réactivité, communication…), contre 37% moyennement satisfaites, 22% satisfaites et seulement 4% très satisfaites des services.

Plusieurs propositions ont été exprimées
Concernant les délais de remboursement, là encore 84% des entreprises ne sont pas du tout satisfaites contre 12% qui le sont moyennement  et 4% de satisfaites.
L’idée d’externalisation des CSF est toujours d’actualité, mais d’autres propositions ont également été exprimées par les entreprises sondées. Parmi elles, l’instauration d’un Smig formation pour les PME, dont l’application et le budget sont contrôlés par une instance étatique, et l’autorisation pour les entreprises à utiliser la taxe de formation professionnelle (TFP) pour financer directement leur formation tout en étant contrôlées. Il est aussi suggéré de permettre aux entreprises de déduire les frais de formation de la TFP ou de ne régler aux prestataires que leur quote-part. Le développement de l’activité conseil des Giac et la fixation d’un délai pour le remboursement des frais engagés sont aussi proposés.